Bibliothèque

Sous les lunettes de Zerbinette

Barbe bleue

Eh bien cher lecteur, c’est une mauvaise pioche. On ne peut pas toujours avoir la main chanceuse.

Ça m’apprendra à folâtrer sur les sentiers faciles de la dame au chapeau, cédant à l’appel d’une couverture attrayante, tandis que Naissance de Yann Moix (p.900), attend lourdement sur mon couvre lit l’heure de sa délivrance...

Bref. Tout commence par une petite annonce : un riche héritier au cœur d’un immeuble particulier cherche une colocataire. Loyer dérisoire, logement somptueux : l’offre fleure l’arnaque. Pourtant, Saturnine, jeune belge intrépide signe le contrat. Et découvre que le propriétaire des lieux, noble espagnol y a fait disparaître ses 8 précédentes compagnes. Au motif qu’elles avaient osé pénétré dans la chambre noire, seule pièce dont le contrat leur interdisait l’accès.

Tout est saugrenu dans le récit et la mayonnaise ne prend pas. Si l’on retrouve dans les dialogues le mordant des débuts (Hygiène de l’assassin), on se lasse vite de cette romance entre les personnages qui progresse avec la fulgurante d’une comète mais nous ramène, une fois l’esbroufe de la chute dissipée, au trou noir. Vite lu et aussi vite oublié.

Barbe bleue d’Amélie Nothomb, 180 p., éditions Albin Michel.