Interview

Manapany Festival 2018

Charmant outsider

L’édition 2018 du Manapany Festival...

.. se déroule ce weekend. Si le mot « surf » n’a malheureusement plus vraiment sa place au cœur de la dénomination, l’événement, lui, a su perdurer. Le Manapany, c’est un festival un peu à part, un « petit » festival à thème, qui tient bon la barre et remet ça une 18e fois. L’Azenda y promène ses baskets ce soir, histoire de goûter à l’ambiance.


Au milieu des bénévoles, s’affaire Flavien Branchereau, directeur de l’association des 3 Peaks, organisatrice du festival. Interview.

L’association des 3 Peaks, c’est quoi ?

« A l’origine, c’était un club de surf qui avait comme événement principal une compétition de surf, avec des concerts. C’est devenu le Manapany Festival. Après 2013 et la crise requin, on a continué les activités sportives mais pas forcément le surf. Et on a toujours le festival, qui souffle aujourd’hui sa 18e bougie ».

Un hommage à Pierre Macquart...

« On avait déjà perdu un de nos grands amis, le surf, il y a quelques années. Il y en a un deuxième qui est parti cette année…
C’est le premier festival sans Pierre Macquart. C’est sûr, pour nous tous ça fait un peu bizarre. C’était le plus ancien, c’est le seul qui ait fait tous les festivals.

On voulait faire un truc sur le festival mais c’était déjà très compliqué à organiser alors voilà, on en parle, de Pierre. On a aussi récupéré des dessins de lui qu’on a mis un peu partout, pour toujours avoir une pensée pour lui.

Cette année, on va décerner au vainqueur du tremplin du Sud Sauvage (projet qui a été mené par Pierre), le « Prix Pierre Macquart  ». On réfléchit et on travaille à pouvoir lui rendre un bel hommage dans le long terme ».

Le tremplin du Sud Sauvage, qu’est ce que c’est ?

« Sur notre événement mensuel, les «  Dimanches du Sud Sauvage », on fait jouer des jeunes groupes en devenir. Certains sont sélectionnés pour jouer sur le festival ensuite. Cette année, il ya 6 groupes sélectionnés, qui vont venir jouer au Manapany. Chaque soir, sur la grande scène, c’est un groupe différent qui commence, et d’autre jouent aussi sur la scène de Laterit. Par exemple ce soir, c’est Akoutsa. (ndlr : retrouvez la prog complète ICI ) L’année dernière c’est Mové Zerb qui avait gagné. C’est une belle réussite pour eux. Ils ont commencé sur les DSS (ndlr : Dimanches du Sud Sauvage). Au début ils ont joué sur les petites scènes du Manapany, puis ils ont fait le tremplin et joué sur la grande scène. Maintenant ils partent jouer pour d’autres festivals. On a bien joué notre rôle de tremplin ».

L’organisation 2018 : avez-vous rencontré des difficultés ? Quelles nouveautés cette année ?

« Ce qui a été difficile cette année, c’est qu’on a eu beaucoup de budget. On s’attendait à avoir moins de subventions mais pas à ce point-là. En gros le global a presque été divisé par deux. Il y a toujours la Région qui nous suit bien encore, la mairie de St Joseph, sur le point de vue technique notamment.
Chaque année on se propose de nouveaux défis. On a lancé les gobelets réutilisables l’année dernière, on les avait reçus dans la semaine avant le festival (petit stress)… Cette année on est passés aux toilettes sèches (les « uritonnoirs »), ça ne s’est jamais fait à la Réunion. On a créé notre propre système de Cashless, différent de celui des autres festivals… Il y a eu des difficultés, mais pas de problèmes majeurs.
On est dans une organisation différente. C’est un « petit » festival, porté surtout par des passionnés. Hormis les professionnels du spectacle, l’ensemble des intervenants sont bénévoles, soit environ 60 personnes. Une bonne partie des techniciens sont eux-mêmes des bénévoles de l’association ». Tes coups de cœur sur la programmation ?

« Toute la programmation de ce soir est un coup de cœur. Akoutsa et Maronaz on les connaît de St Joseph. Maronaz est un de mes groupes préférés : il y a deux ans, j’avais insisté pour qu’ils viennent jouer. Ça ne s’est pas fait à cause de la pluie. Les voir revenir, ça me fait plaisir. Et puis Loic Painaye aussi. Juan Rozoff, j’ai découvert et c’est vraiment bien… Non vraiment, toute la programmation de ce soir est bien ! »

Si on te cherche on te trouve où ?

« En train de courir partout ».

Laissons donc Flavien courir tranquille et faisons un petit tour.

A suivre...

Interview & Photos de Lalou


- Manapany Festival |du 21 au 23 SEPT 2018