Actu

Dans l’univers de l’ARU

Avec Inn et Sens : L’Unis Vers, la troupe de danse de l’ARU touche aux frontières sensorielles, spirituelles et universelle.

Symphonie en tête de chou

Pour sa première édition, le festival des Francofolies réunionnaises ouvre le bal avec un projet chargé d’émotions : Jane (...) +++

Trois spectacles pour le prix d’un. La jeune et dynamique troupe de l’ARU (Association des Rythmes Urbains) va investir la Cité des Arts et son Fanal avec un trio de créations où vont se croiser allègrement hip-hop, danse contemporaine et de contact.

Née sur le bitume de La Bretagne — celle du 974, pas celle du continent — il y a de cela 10 ans, l’ARU porte bien son nom. Avant de s’essayer à la création, l’association a su modeler des minots à peine sortis du berceau pour les changer en bêtes de scène. « Entre 2008 et 2016, on a formé les petits qu’on va retrouver à la Cité dans quelques jours » raconte Nathalie Balthazar, responsable de la troupe.

Une sorte de Nou La Fé artistique en quelque sorte, qui va notamment se retrouver sur Sens. Une quinzaine de jeunes danseurs de l’ARU exploreront dans ce spectacle la thématique des et du sens. Sous l’égide du chorégraphe David Fonteneau, ils convoqueront leurs cinq sens pour chercher l’ultime, le fameux sens de la vie.

Ici, on n’a pas peur de se frotter à la profondeur de l’âme et de l’esprit humains. Aux questions existentielles de Sens succédera la réflexion sur la spiritualité à laquelle qu’invite Inn. Dirigée par le duo Khala et Dutty et rythmé par des sonorités locales, cette chorégraphie métisse entre danse urbaine et contemporaine va inviter à la méditation et faire voyager les spectateurs.

L’Unis Vers, pour sa part, n’est pas encore achevé. Un mois de bouillonnement d’un Big Bang créatif découlera sur quinze minutes qui seront présentées en avant-goût devant le Fanal. Sur ce , la présence d’un fonnkézer venu prêter et associer ses mots et son émotion au ballet des danseurs.

Si le lien entre les trois spectacles est difficile à établir, c’est parce qu’ils sont à l’image de notre vie, de nos différences selon Murielle Balthazar. « Ces spectacles vont vivre ensemble. Comme nous le faisons nous-mêmes, où nous nous côtoyons malgré et avec nos différences. Dans un même univers. »

Un univers que les spectateurs ne demandent désormais qu’à tester, pour pouvoir s’y immerger, et le temps d’une soirée, franchir les frontières de nos questions existentielles.

Deva