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Tagada Jones

Dissident et indiscipliné

Punk français !

Le groupe écume les scènes nationales et internationales depuis plus de 20 ans et ne perd rien de son élan. Vous connaissez probablement Tagada Jones, l’un des seuls combos punk français à autant s’exporter en chantant dans sa langue natale, (pas de bois, la langue, d’ailleurs). Ils viennent pour une date au Kabardock ce week-end, ne loupez pas cette occaz !


Dignes héritiers de la scène alternative française, ils sont reconnus par leurs prédécesseurs (Parabellum, les Sheriffs, les Béruriers noirs, …) comme étant l’incarnation du « do it yourself » français.

Branché à 100 % « punk rock » à ses débuts, Tagada Jones a, au fil des années et des albums, assimilé des courants musicaux divers, comme l’électro, le metal, le punk Hard Core. Le groupe a ainsi su évoluer, en suivant l’époque sans pour autant renier ses racines et influences premières (the Ramones, Bad Religion, Suicidal Tendances, en plus du rock alternatif hexagonal des années 80).

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Punk oui, basique non. « Punk » parce que « riffs simples et efficaces », comme il faut, « refrains fédérateurs », guitares qui mordent, et chœurs qui portent. Niko au chant et à la guitare, Waner à la basse, Stef à la guitare, et Job à la batterie, ne négligent ni le côté mélodique, ni le sens.

Soutenu par Enragé Prod, leur dernier album sort en 2017. Aidé par une production massive d’André Gielen (Lofofora), « Entre la peste et le choléra », renoue avec les premières amours musicales et délivre un bon gouleps d’énergie.

Faites du chiffre !

25 : c’est le nombre d’années d’existence du groupe, né à Rennes en 1993 (on a compté pour vous). C’est aussi le nombre de pays que Tagada Jones a déjà traversés en tournée.

13 : c’est le nombre d’albums enregistrés, si on les compte tous, c’est-à dire les 9 albums studios, les live etc.

1800  : c’est leur dernier relevé de compteur de concerts. Depuis il a fondu

Brûleurs de planches

Groupe de scène s’il en est, Tagada Jones a roulé sa bosse. Le cap symbolique des 1000 représentations a été franchi en 2007. La scène, c’est là que le quatuor donne le meilleur de lui-même. Ecouter les albums, c’est très bien, mais pour une fois, on peut partager l’expérience en live, ce serait vraiment n’importe quoi de manquer ça.

Les textes sont chantés en français, chose assez rare dans le genre pour être signalée. Pour une fois on comprend toutes les paroles et ça tombe bien. Ils ont à dire, les tontons keupons, et ils disent bien, haut et fort.

Couillu et intelligent, leur propos se nourrit de l’actualité sociale et politique dans ce qu’elle a de plus absurde et insupportable. Tagada Jones dénonce sans ronds de jambes tout ce qui attente à la liberté mais aussi les hypocrisies, grandes et petites, sans verser à son tour dans la propagande ou la démagogie.

En effet, Tagada, c’est une conscience sociopolitique affutée, un engagement affirmé et surtout une référence en termes d’indépendance. Très largement axés sur les problèmes sociétaux, les thèmes restent graves. La vision se révèle terriblement lucide, sombre mais réaliste. Tagada, c’est pas du lait fraise. C’est violent, revendicateur, incisif et pertinent.

« Nous on a des idées bien arrêtées qu’on défend dur comme fer. Il n’est pas question de baisser sa culotte »

(disaient-ils sur la « Grosse Radio »)…

«  Entre la peste et le choléra », Tagada Jones a donc choisi la révolte. Alors tous debout et « rendez-vous dans la fosse » ! Lalou


MUSIQUE | Tagada Jones | Avec Tukatukas, Warfield, Vacuum Road & Pamplemousse

  • SAM 3 NOV 2018 - 19:00 - Le Kabardock - Le Port - Tarif : 14€/20€

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