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En attendant Laïka

Un petit garçon sous le ciel nocturne guette dans son télescope l’étoile la plus brillante...

... de la Constellation du Chien. C’est logique : il prépare le retour d’une petite chienne astronaute.

La première astronaute de l’histoire était en effet une chienne, nommée Laïka. Elle a quitté la Terre en 1957, à bord du premier module habité envoyé par les Russes dans l’espace. Près de quarante ans plus tard, Emile, un garçon plutôt solitaire âgé de 12 ans, se fascine pour cette histoire. Les yeux au ciel ou à l’aide de son télescope, l’enfant guette chaque soir : il attend le retour de Laïka.

des étoiles plein les yeux

Une nuit, il se passe enfin quelque chose : une étoile se détache et grossit. Elle semble descendre vers la Terre, à sa rencontre ! Alors Emile s’enfuit, emportant sous son bras télescope et cartes du ciel, pour aller trouver Laïka. Il se réfugie dans un terrain vague, au pied d’un immense pylône électrique : d’après ses calculs, tel sera le point de chute.

C’est là que surgit Léo, une adolescente en fugue, venue récupérer son journal intime enterré au pied du pylône. Cette rencontre va bouleverser les trajectoires.

Les deux adolescents se connaissent déjà mais ne sont pas franchement amis dans la vie. L’une est plutôt populaire, l’autre plutôt tête de turc, raillé par ses pairs. Les apparences sont trompeuses, comme souvent à cet âge : sous le masque de la jeune fille dure et rebelle se cache une enfant fragile et perturbée. L’échange évolue de tensions en confidences : une amitié va naître.

Au fonds, la Constellation du chien est l’histoire de « deux êtres, pas tout à fait grands, encore… mais pas petits non plus. Solitude, errance, confidences… les comédiens explorent ici les méandres de l’adolescence ».

Sous l’infiniment grand

« Etre sous l’infiniment grand et parler de l’infiniment petit ». Voilà l’idée de départ que souhaite partager Alexis Campos, d’où le souhait de jouer la pièce en plein air, sous les étoiles. C’est dans ce cadre, à la tombée de la nuit, que le collectif L’Alpaca Rose nous fait vivre la rencontre, les réflexions, les disputes et le devenir de ce jeune garçon (interprété par Alexis Campos) et d’Eléonore, ado écorchée (jouée par Yaëlle Trulès). C’est d’ailleurs cette dernière qui tient le rôle de narratrice auprès du public, sous les traits d’une Léo devenue adulte et revenue sur les lieux quinze ans plus tard.

Le décor monumental est réalisé par Fred Dussoulier et Tony Steel. Le terrain vague avec ce pylône électrique symbolisent « la quête d’un rêve, d’un espoir d’aller vers l’avant ». Le lieu évoque aussi la solitude et la recherche de réponse, à l’abri du brouhaha. Un espace idéal pour les introspections, la quête de sens et d’expérimentation si caractéristiques de l’adolescence.

Côté technique, lumière et son sont contrôlés sur le plateau, dans l’espace de jeu, et plus précisément dans le pylône.

Le nez en l’air !

A la suite de la pièce, les spectateurs pourront poursuivre la soirée dans le thème, avec une observation astronomique commentée par un spécialiste. Le ciel réunionnais regorge de merveilles à découvrir. Alors sortez vos petites laines et laissez-vous guider par les lumières d’un connaisseur !

Lalou


  • La constellation du Chien - cie Alpaca Rose
  • Vendredi 15 juin - 20h | St-Leu | La Ravine | 6-11€ | Spectacle (55 min) + observation astronomique (1h30)
  • Vendredi 22 juin - 19h | Les Avirons | Salle Georges Brassens | 3-5€