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IRM cérébrale

Flashdance, la bible & moi

La superproduction barrée d’Éric Languet mêle danse contemporaine, références bibliques, farce burlesque et Jennifer Beals.

Bbeals . Mot tordu, l’étrange titre choisi par Éric Languet pour sa nouvelle pièce est une charabiade : c’est à la fois du charabia, et une manière de charade. Une compression de lettres où se retrouvent, encastrés, ses deux références majeures : la tour de Babel et l’actrice Jennifer Beals, sex symbol des années 80 et héroïne du film Flashdance.

Cela élucidé, on commence à distinguer derrière la cacographie un projet farfelu : tirer par les cheveux l’icône pop de seconde zone pour la traîner dans un univers nouveau, religieux, ce lieu biblique où les rescapés du Déluge tentèrent de bâtir une tour pour se hisser jusqu’au ciel, avant d’être punis par Dieu. Capillotracté, vous dites ? Vous n’avez encore rien vu. Dans ce blockbuster dingo produit entre La Réunion et la Nouvelle Zélande, Languet lance un casting international de sept danseurs dans une drôle de compétition où la danse contemporaine rencontre le burlesque, la satire sociale, le théâtre d’impro, la comédie musicale et le rock’n’roll de Yann Costa, claviériste de Zong et de Nathalie Natiembé.

Tout ça méritait bien quelques explications avec M. Languet. Voici donc ci après quelques mots-clés pour tenter d’entrevoir, par fragments, les idées du cerveau le plus hyperactif de la chorégraphie réunionnaise.

Photo infographie : © Jean-Noël Enilorac