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Garage-band party !

Les Limiñanas et Pamplemousse. S’ils étaient passés à deux endroits différents, le choix aurait été un véritable casse-tête. Par chance, ils sont réunis ce samedi 30 juin au Kabardock dans un beau gang-bang de garage-band rock. Ouvrez vos oreilles et accrochez vos tympans.

The Limiñanas

The Limiñanas pour ce qui ne connaissent pas encore, c’est 5 albums, des collaborations tous azimuts avec entre autres, Andrew Weatherall, Emmanuelle Seigner ; se sont aussi les éloges de Primal Scream, Franz Ferdinand, du magazine Mojo, les honneurs d’un concert au mythique studio 105 de France Inter. Même chez les english où le rock est religion, The Limiñanas est reconnu comme le groupe phare de la scène rock garage français.

Bref, The Limiñanas n’a plus à faire ses preuves et on ne va pas s’étaler plus pour vous convaincre d’aller jeter une oreille vers ce groupe délicieusement psyché et gainsbourien...

Pamplemousse

En revanche, il est un autre groupe qui convient de présenter plus en détail, c’est Pamplemousse et son Rock pur jus, qui se produira en première partie de soirée.

Ils sont trois, Sarha à la basse, Charly à la batterie et Nicolas à la guitare et au chant. A écouter leur premier album, ça suffit largement pour orchestrer leurs mélodies sur un furieux, mais néanmoins délicieux barouf. Du bon vieux rock raisonnant au son des années 90 d’accord, mais ça reste encore réducteur.

À l’origine du f(b)ruit

Dans la presse, les plus pointilleux les classent parmi des Blur ou des Mudhoney, certain y voit du Black Sabbat, d’autres entendent du Sonic Youth, pour les uns c’est le son de Seattle et pour d’autre ça vient de New York. C’est vrai qu’il y a du garage band, de la noisy et on retrouve des accents punk, métal. Pourtant, loin d’être une compilation des genres, Pamplemousse a sa propre identité. Une identité avant tout marquée par un son, celui des grandes heures des garage-Band américains.

Et pourquoi Pamplemousse ? En fait, aucune signification particulière, aucun calcul... juste un mot comme ça qui raisonne bien dans les oreilles des trois musiciens. C’est leur façon de fonctionner et c’est de ce fonctionnement qu’émerge leur musique.

Résonances & réverbérations

« Pas de préméditation, juste se retrouver, jouer et écouter ce que sa donne jusqu’à trouver des choses qui raisonnent pour nous trois », résume Nicolas. « C’est comme pour le chant, on cherche en priorité la résonance ». Dans Pamplemousse, la voie est remplie de réverbes et ça en fait le quatrième instrument du trio.

Entre 2016, année de leur formation et aujourd’hui, cette façon de fonctionner donne un premier album. Sorti en 2017 et 100 % auto-produit, il sonne comme s’il venait à la suite d’une longue série.

Last date but to listen

Bien qu’ils soient de La Réunion, ils se produisent plus rarement ici qu’en métropoles où ils ont été déjà bien repérés : « Et si le meilleur groupe de rock 90’s tricolores s’appelait Pamplemousse, et qu’il venait de l’Ouest de l’Océan Indien ? » signale le magazine Drone où l’album est classé 6ème parmi les meilleurs de l’année.

Alors avant de vous offrir une bonne tranche de Limiñanas, profitez-en pour vous en faire une de Pamplemousse. C’est acide et légèrement sucrés à la fois et par moment ça donne même des frissons. D’autant que c’est leur dernière date sur l’ile avant leur prochaine tournée hexagonale.

Arno X