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Sous les lunettes de Zerbinette

Le blues du braqueur de banque

Voilà un roman danois aussi caustique que piquant.

Dès le début, le narrateur te met en garde de la pointe de sa plume comme on tiendrait en joug un lecteur trop naïf : l’intérêt de son récit repose sur une trame construite à rebours : qu’est-ce qui a bien pu pousser Max, le brillant et chafouin homme de l’ombre, à assassiner son meilleur ami Tom, accessoirement premier ministre ?

Les méandres jusqu’à la chute sont drôles et farfelus, un peu complexes peut être, mais le style résolument cynique. Et puis les dessous de tables politiques des pays du grand nord, du Groenland à La Suède, ça change un peu des franchouillardes roublardises.

En bonus, je te retranscris la citation de Robert M Hutchins, 1957, qui tient lieu de conclusion : "La mort de la démocratie ne sera pas le fait d’une audacieuse embuscade- mais le résultat d’une destruction progressive par l’apathie, l’indifférence et la sous alimentation".

De quoi méditer agréablement avant sa sieste.

Le blues du braqueur de banque de Flemming Jensen, 190 p., éditions Gaia.