Coup de coeur

Des films qui te donneront envie de partir

Le festival du film d’aventure

15ème édition et c’est jusqu’au 17 mai. On vous a récapitulé le programme et on vous propose une petite interview de nos collègues de Kwa Films. Ouaip, on est des zaventuriers !

Le festival du film d’aventure de La Réunion signe cette année sa 15ème édition ! Elle se déroule en ce moment et jusqu’au 17 mai dans plusieurs salles de l’île. La recette n’a pas changé : de l’aventure, de l’émotion, des histoires incroyables seules ou à plusieurs, à pieds, en kayak, à vélo, en bateau, à moto, en parapente… avec un objectif commun celui d’aller au bout de ses rêves !


« En 2005, le Festival du Film d’Aventure de La Réunion vivait sa première édition. Le début d’une incroyable et belle aventure !!! »

Christine Tézier la directrice du Festival.

15 ans plus tard, le succès de ce festival n’est plus à discuter. Les séances de compétitions affichent complet et la soirée d’ouverture qui se déroule chaque année sur la plage du Cap Homard est une véritable expédition pour bon nombre de festivaliers…enfin ce sera surtout à qui sera le mieux installé !

Alors ce samedi 4 mai, pendant que chacun essayait de s’approprier un petit bout de plage, l’équipe de Kwafilms a rencontré deux des invités du festival :

Guirec Soudée, le plus jeune navigateur du monde et Monique « sa poule » à avoir traversé le Périlleux Passage du Nord-Ouest en solitaire.

Mélusine Mallender ,marraine de cette 15ème édition, qui parcours le monde avec sa moto en se posant cette grande question : quelle est la liberté ailleurs, dans les pays que nous ne connaissons pas ou que nous connaissons mal ?


Le programme


THEATRE LUC DONAT au Tampon
MERCREDI 8 MAI à 19h30 et SAMEDI 11 MAI à 09h30
APURIMAC, L’APPEL DE LA RIVIERE
d’Hugo Clouzeau– 53 min

Des sources les plus lointaines de l’Amazone jusqu’aux eaux calmes de la jungle péruvienne, 6 kayakistes français s’élancent pour une descente de 17 jours en autonomie sur le Rio Apurimac.

Guidés par leur passion pour la rivière et leur désir d’aventure, les 6 amis vont s’enfoncer progressivement dans les profondeurs de la Cordillère des Andes. Un parcours à travers les eaux tourmentées de la rivière sacrée des Incas où seul des kayakistes peuvent se rendre.

Récit :

« C’est là ! Juste derrière ce virage. La porte d’Abysmo ! Imaginez un mur vertical où la roche dessine d’immenses lignes blanches, une croix géante qui barre le passage. La montagne nous prévient : attention n’allez pas plus loin !

En 1975, Calvin Giddings et son équipe campèrent à l’entrée de ces gorges pendant trois jours, avant d’enfin oser s’engager dans cette faille abyssale, maintenant connue comme l’entrée de l’Abysmo ! Grâce à leur courage et leur engagement, ils réussirent la première descente du Rio Apurimac. En 1975 leurs kayaks étaient en fibres. Ils ont mis trente jours pour réaliser cette première. Un exploit qui inspire.

Aujourd’hui après déjà huit jours de descente sur l’Apurimac, c’est à notre tour de nous retrouver au pied de cette muraille intimidante. Et pour épicer la situation, la nuit va tomber dans 1 heure. Nous nous sommes engagés dans cette gorge un peu précipitamment. Plus de demi-tour possible et aucun bivouac avant la sortie dans quelques kilomètres. Alors on y est, on y va. Il faut progresser et vite. »


HIMALAYA, LA MARCHE AU DESSUS
d’Eliott Schonfeld – 52 min

Eliott Schonfeld n’a que 18 ans quand, au hasard d’un voyage en Australie, il découvre l’expérience de la marche en autonomie et de la survie. Depuis, il est devenu explorateur et ne cesse de placer plus haut la barre de ses ambitions, pour aller vers toujours plus d’indépendance, d’espace, de contact avec un monde dont sa vie parisienne le privait.

A 25 ans, après une expédition en Alaska et en Mongolie, il repart cette fois pour une traversée complète de l’Himalaya. 2 000 km qu’il parcourra à pied, à cheval et en radeau.

L’objectif de son odyssée, véritable « marche de la décroissance », est d’accomplir l’expédition en autonomie absolue, remplaçant au fur et à mesure de la marche tout son matériel issu du monde « moderne » par des objets naturels, fabriqués par ses soins, grâce aux conseils des populations rencontrées. Faire le chemin inverse du progrès technique et tenter d’atteindre l’essentiel, le local, le naturel.

Avant l’Himalaya, explique Eliott,je n’avais jamais été capable de me passer de certains objets de la société moderne. A savoir ma tente, mon duvet, mon pull, mon couteau, mon briquet, mon GPS, mon réchaud, mon filtre à eau, et d’autres encore.

« Lors de cette expédition, je suis parvenu à substituer à ces objets techniques, des alternatives naturelles, comme éliminer mon briquet et faire du feu par mes propres moyens, par la friction, éliminer ma tente et apprendre à me construire des abris avec la végétation environnante, reconnaître une eau bonne ou non à boire et ne plus utiliser mon filtre à eau, abandonner ma doudoune et me créer un nouveau vêtement avec une peau de chèvre, abandonner mon sac moderne et l’échanger contre un panier de bambou tissé. »


JEUDI 9 MAI à 19h30 et SAMEDI 11 MAI à 14h30

MAMAN, C’EST ENCORE LOIN LE DESERT ?
d’Aurelia Tazi et Charlène Gravel – 75 min

Française d’origine, Aurélia vit au Maroc. Avec son mari Sadek, elle s’occupe d’une immense pépinière aux allures de jardin d’Eden. Un terrain de jeu où s’ébattent leurs trois filles : Yoko 4 ans, Maya 6 ans et Lila 8 ans.

Par-delà le muret qui ceint la propriété, se dresse l’Atlas et derrière lui le désert de dunes.

Baroudeuse dans l’âme, Aurélia rêve de franchir cette captivante muraille Cette fois, elle ne partira pas seule. Dans cette marche de plus de 600 km, elle entraine ses trois filles, la mule Gypsie et le chien Loulou.

Caméra au poing, Aurélia témoigne du quotidien de sa petite troupe, des rires comme des crises de larmes, des galères comme des joies. Si le chemin est une vraie aventure semée d’embûches, de cols et de marches nocturnes, de moments d’angoisses à la recherche de sentiers au balisage inexistant, il est aussi un incroyable voyage initiatique pour cette famille soudée à jamais dans l’aboutissement de son rêve.

"Ce voyage, c’est aussi une traversée culturelle, témoigne la “mère sauvage”,je voulais donner un autre regard sur un pays musulman. Il y a eu tellement de rencontres de cœur qui dépassent toutes les croyances et frontières ; la force des sourires nous a portées. Tous les jours de la marche, le lien à la nature, à l’autre qu’il soit berger ou à ces femmes aux gestes d’une grande simplicité nous a accompagnées ».


ZABARDAST
de Jerôme Tanon – 54 min

A l’origine de l’expédition : une photo trouvée par le snowboader Thomas Delfino en feuilletant un livre, «  Les Plus Belles Montagnes du Monde ». Une montagne tellement raide, couverte de spines, une face si belle et si époustouflante qu’elle en est devenue une obsession. Thomas passe jours & nuits à la recherche du nom du sommet : la tour nord de Biacherahi dans le massif du Karakoram au Pakistan. Altitude : 5 850 m. A-t-elle déjà était gravie ? Personne ne sait…

Quand Thomas en parle à son pote, Zak Mills, un autre passionné de snowboard freeride, il découvre que ce dernier est fasciné par la même face. Ils décident alors de réunir une équipe hors norme pour planifier une expédition. Le but premier est d’arriver au pied de ce sommet. L’ultime espoir ? La rider !

L’approche débute à pied depuis le petit village d’Askole, pour ensuite traverser le glacier de Nobande Sobande, extrêmement vaste et peu connu. Au départ, l’équipe de 8 personnes est assistée par des porteurs baltis, avant de se retrouver en autonomie complète pendant trois semaines. Ils tirent alors derrière eux des luges remplies de l’essentiel pour une telle expédition : des repas lyophilisés, leurs tentes, assez de propane pour faire fondre de la neige, des panneaux solaires pour les caméras et matériel de tournage, des sacs de couchage et enfin tout le matériel d’alpinisme. L’aventure peut commencer…


VENDREDI 10 MAI à 19h30 et SAMEDI 11 MAI à 19h30
MADATREK
d’Alexandre, Sonia Poussin et Nicolas Thomä - – 100 min

En 2004, Alexandre et Sonia Poussin achevaient leur remontée de l’Afrique à pied. Un périple de près de 14 000 km parcourus en plus de 3 années. 10 ans plus tard, ils repartent à l’aventure avec cette fois leurs deux enfants, Philaé 9 ans et Ulysse 6 ans.

Accompagnés de leur charrette à zébus, mode de transport local, la famille emprunte d’improbables pistes souvent interrompues par de grands fleuves, traversent des forêts humides, des déserts, des mangroves et des plaines piquetées de palmiers à perte de vue. En chemin, ils filment le travail de nombreuses ONG et missions qui œuvrent auprès des populations démunies et enclavées, et lèvent des fonds pour une trentaine de projets humanitaires et environnementaux.

Éloge de la lenteur et de la sobriété heureuse, loin de la fureur du monde, Madatrek est pour Ulysse et Philaé leur école buissonnière. Avec leurs parents, ils apprennent à repiquer du riz et sauver des lémuriens, ils nagent avec des requins baleines, font pousser des algues marines et découvrent la spiruline. Ils rencontrent des personnages extraordinaires comme le père Pedro, ou Rajery, le prince de la valiha, cette harpe malgache au son si doux.

Le 19 aout 2018, après 4 années sur la route, la boucle est bouclée et le moment venu de partager cette aventure hors du commun.


A GRAND PLACE BOUTIQUE - Mafate
PROJECTION GRATUITE A 19 H SOUS LES ÉTOILES !

L’ECOLE DU CIEL
de SOLIDREAM – 52 min

Brian, Siphay et Morgan ont un rêve commun : voyager par les airs, en autonomie et sans moyens motorisés. Après une formation accélérée en parapente, l’équipe se lance un nouveau défi : traverser la chaîne des Pyrénées, de la Méditerranée à l’Atlantique, en « marche et vol ».

Ils ne sont pas les plus forts, pas les plus courageux, ni les plus entrainés (juste une cinquantaine de sauts à leur actif…) mais ils comptent bien se donner les moyens d’arriver au bout du parcours.

Olivier Peyre, ami aventurier et parapentiste aguerri rencontré lors d’un précédent voyage au Pamir, complète le trio pour la première semaine de l’expédition. Ses conseils, sa lecture de l’aérologie et son expérience assurent une transmission des connaissances via l’observation, la discussion mais aussi par l’action. Personnage au tempérament bien singulier, sainement fou mais pragmatique, il jouera le rôle de maître émancipateur pour l’équipe.

Avec une configuration ultra-légère (pas de tente, cuisine au feu de bois et le minimum nécessaire pour progresser), l’équipe s’engage dans une démarche frugale pour conquérir une nouvelle autonomie, et donc gagner en liberté.

Ils se font peur, ils ont froid, arrivent même à la limite de la saturation, de l’abandon. Mais petit à petit, ils prennent confiance en eux. Et surtout, ils prennent du plaisir, beaucoup de plaisir… Et à la fin du film, on ose penser : « Pourquoi pas nous ? ».


LES VOIES DE LA LIBERTE
de Mélusine Mallender et Christian Clot – 52 min

En 2009, avec l’explorateur Christian Clot, Mélusine Mallender mène sa première grande expédition, « Hielo Continental 2009 » : six mois à pied et en kayak à travers la Patagonie. Une aventure qui lui donne envie de s’engager totalement dans la réalisation d’expéditions aux longs cours à la rencontre de la diversité de notre monde.

Avril 2010, Mélusine se lance seule cette fois, avec sa vieille moto 125 cm3, pour « aller le plus loin possible » en direction de l’Est. On lui prédit qu’elle ne dépassera pas le périphérique parisien. 4 mois plus tard, elle arrive pourtant à Vladivostok, où seule la mer du Japon arrête sa route. A sa manière elle a trouvé ce qu’elle était partie chercher : sa liberté dans un monde qui paraissait infini.

De ce voyage initiatique hors du commun, elle revient surtout avec de nombreuses questions sur la notion de liberté, différente d’un endroit à l’autre, et plus particulièrement pour les femmes. Alors elle décide de repartir, toujours seule, toujours à moto, bien plus grosse cette fois (!) pour questionner cette notion universelle. « Les voies de la liberté » était née.

Elles l’ont menée dans plusieurs périples au long cours du Moyen‐Orient à l’Asie centrale, de l’Asie du Sud à l’Afrique de l’Est, toujours dans des pays que l’on connait mal et dont on a parfois une image négative : Iran, Rwanda, Myanmar, Pakistan, Somaliland…

Mélusine :

« On ne se méfie pas d’une femme à moto et encore moins quand elle est seule. J’ai compris que la moto m’ouvrait les portes. Une femme seule suscite la curiosité. Les gens pensent que je suis vulnérable, et il m’est plus facile ainsi de m’introduire chez les gens, d’échanger avec eux, en particulier avec les femmes »


LA FABULEUSE AVENTURE DE GUIREC ET MONIQUE
de Jean Philippe Mériglier – 25 min

Guirec a grandi en Bretagne, sur l’île d’Ivinec, dans les côtes d’Armor. Dès sa majorité, il quitte les bancs de école qui l’ennuie et s’envole pour l’Australie, sans parler un mot d’Anglais, avec seulement 200 euros en poche. Son objectif : gagner suffisamment d’argent pour acheter un bateau à voile. Pari réussi !

Deux ans plus tard, à force d’un travail acharné il acquiert son voilier qu’il baptisera Yvinec, en souvenir de son île natale. Après un court entraînement en solitaire, il se lance. L’expérience viendra en route.

Il fait escale en Espagne, au Portugal, puis vogue vers les Canaries où il rencontre Monique, une petite poule rousse qui n’a rien d’une poule mouillée. Ensemble, ils traversent l’Atlantique, en totale autonomie. Un an plus tard, ils hivernent 130 jours sans assistance, ni moyen de communication, dans les glaces du Groenland. À 24 ans, Guirec devient le plus jeune navigateur du monde – et Monique la seule poule – à traverser le Périlleux Passage du Nord-Ouest en solitaire.

L’aventure continue… L’Alaska, le Canada. Après une courte préparation à San Francisco ils mettent les voiles vers le Grand Sud. Après deux mois et demi de mer, ils passent le cap Horn et traversent le passage de Drake pour rejoindre l’Antarctique. Il leur faudra encore deux mois pour remonter les 60ème stridents, les 50ème hurlants et les 40ème rugissants et rejoindre l’Afrique du Sud. La route est encore longue, ils traversent à nouveau l’Atlantique jusqu’au Brésil avant de revenir en Bretagne, 45 000 miles plus tard, en décembre 2018.


TEAT CHAMP FLEURI de Saint Denis

MERCREDI 15 MAI à 19h30
APURIMAC, L’APPEL DE LA RIVIERE
d’Hugo Clouzeau– 53 min

Des sources les plus lointaines de l’Amazone jusqu’aux eaux calmes de la jungle péruvienne, 6 kayakistes français s’élancent pour une descente de 17 jours en autonomie sur le Rio Apurimac.

Guidés par leur passion pour la rivière et leur désir d’aventure, les 6 amis vont s’enfoncer progressivement dans les profondeurs de la Cordillère des Andes. Un parcours à travers les eaux tourmentées de la rivière sacrée des Incas où seul des kayakistes peuvent se rendre.

Récit :

« C’est là ! Juste derrière ce virage. La porte d’Abysmo ! Imaginez un mur vertical où la roche dessine d’immenses lignes blanches, une croix géante qui barre le passage. La montagne nous prévient : attention n’allez pas plus loin !

En 1975, Calvin Giddings et son équipe campèrent à l’entrée de ces gorges pendant trois jours, avant d’enfin oser s’engager dans cette faille abyssale, maintenant connue comme l’entrée de l’Abysmo ! Grâce à leur courage et leur engagement, ils réussirent la première descente du Rio Apurimac. En 1975 leurs kayaks étaient en fibres. Ils ont mis trente jours pour réaliser cette première. Un exploit qui inspire.

Aujourd’hui après déjà huit jours de descente sur l’Apurimac, c’est à notre tour de nous retrouver au pied de cette muraille intimidante. Et pour épicer la situation, la nuit va tomber dans 1 heure. Nous nous sommes engagés dans cette gorge un peu précipitamment. Plus de demi-tour possible et aucun bivouac avant la sortie dans quelques kilomètres. Alors on y est, on y va. Il faut progresser et vite. »


HIMALAYA, LA MARCHE AU DESSUS
d’Eliott Schonfeld – 52 min

Eliott Schonfeld n’a que 18 ans quand, au hasard d’un voyage en Australie, il découvre l’expérience de la marche en autonomie et de la survie. Depuis, il est devenu explorateur et ne cesse de placer plus haut la barre de ses ambitions, pour aller vers toujours plus d’indépendance, d’espace, de contact avec un monde dont sa vie parisienne le privait.

A 25 ans, après une expédition en Alaska et en Mongolie, il repart cette fois pour une traversée complète de l’Himalaya. 2 000 km qu’il parcourra à pied, à cheval et en radeau.

L’objectif de son odyssée, véritable « marche de la décroissance », est d’accomplir l’expédition en autonomie absolue, remplaçant au fur et à mesure de la marche tout son matériel issu du monde « moderne » par des objets naturels, fabriqués par ses soins, grâce aux conseils des populations rencontrées. Faire le chemin inverse du progrès technique et tenter d’atteindre l’essentiel, le local, le naturel.

Avant l’Himalaya, explique Eliott,je n’avais jamais été capable de me passer de certains objets de la société moderne. A savoir ma tente, mon duvet, mon pull, mon couteau, mon briquet, mon GPS, mon réchaud, mon filtre à eau, et d’autres encore.

« Lors de cette expédition, je suis parvenu à substituer à ces objets techniques, des alternatives naturelles, comme éliminer mon briquet et faire du feu par mes propres moyens, par la friction, éliminer ma tente et apprendre à me construire des abris avec la végétation environnante, reconnaître une eau bonne ou non à boire et ne plus utiliser mon filtre à eau, abandonner ma doudoune et me créer un nouveau vêtement avec une peau de chèvre, abandonner mon sac moderne et l’échanger contre un panier de bambou tissé. »


JEUDI 16 MAI à 19h30
MAMAN, C’EST ENCORE LOIN LE DESERT ?
d’Aurelia Tazi et Charlène Gravel – 75 min

Française d’origine, Aurélia vit au Maroc. Avec son mari Sadek, elle s’occupe d’une immense pépinière aux allures de jardin d’Eden. Un terrain de jeu où s’ébattent leurs trois filles : Yoko 4 ans, Maya 6 ans et Lila 8 ans.

Par-delà le muret qui ceint la propriété, se dresse l’Atlas et derrière lui le désert de dunes.

Baroudeuse dans l’âme, Aurélia rêve de franchir cette captivante muraille Cette fois, elle ne partira pas seule. Dans cette marche de plus de 600 km, elle entraine ses trois filles, la mule Gypsie et le chien Loulou.

Caméra au poing, Aurélia témoigne du quotidien de sa petite troupe, des rires comme des crises de larmes, des galères comme des joies. Si le chemin est une vraie aventure semée d’embûches, de cols et de marches nocturnes, de moments d’angoisses à la recherche de sentiers au balisage inexistant, il est aussi un incroyable voyage initiatique pour cette famille soudée à jamais dans l’aboutissement de son rêve.

"Ce voyage, c’est aussi une traversée culturelle, témoigne la “mère sauvage”,je voulais donner un autre regard sur un pays musulman. Il y a eu tellement de rencontres de cœur qui dépassent toutes les croyances et frontières ; la force des sourires nous a portées. Tous les jours de la marche, le lien à la nature, à l’autre qu’il soit berger ou à ces femmes aux gestes d’une grande simplicité nous a accompagnées ».


ZABARDAST
de Jerôme Tanon – 54 min

A l’origine de l’expédition : une photo trouvée par le snowboader Thomas Delfino en feuilletant un livre, «  Les Plus Belles Montagnes du Monde ». Une montagne tellement raide, couverte de spines, une face si belle et si époustouflante qu’elle en est devenue une obsession. Thomas passe jours & nuits à la recherche du nom du sommet : la tour nord de Biacherahi dans le massif du Karakoram au Pakistan. Altitude : 5 850 m. A-t-elle déjà était gravie ? Personne ne sait…

Quand Thomas en parle à son pote, Zak Mills, un autre passionné de snowboard freeride, il découvre que ce dernier est fasciné par la même face. Ils décident alors de réunir une équipe hors norme pour planifier une expédition. Le but premier est d’arriver au pied de ce sommet. L’ultime espoir ? La rider !

L’approche débute à pied depuis le petit village d’Askole, pour ensuite traverser le glacier de Nobande Sobande, extrêmement vaste et peu connu. Au départ, l’équipe de 8 personnes est assistée par des porteurs baltis, avant de se retrouver en autonomie complète pendant trois semaines. Ils tirent alors derrière eux des luges remplies de l’essentiel pour une telle expédition : des repas lyophilisés, leurs tentes, assez de propane pour faire fondre de la neige, des panneaux solaires pour les caméras et matériel de tournage, des sacs de couchage et enfin tout le matériel d’alpinisme. L’aventure peut commencer…


VENDREDI 17 MAI à 19h30
MADATREK
d’Alexandre, Sonia Poussin et Nicolas Thomä - – 100 min

En 2004, Alexandre et Sonia Poussin achevaient leur remontée de l’Afrique à pied. Un périple de près de 14 000 km parcourus en plus de 3 années. 10 ans plus tard, ils repartent à l’aventure avec cette fois leurs deux enfants, Philaé 9 ans et Ulysse 6 ans.

Accompagnés de leur charrette à zébus, mode de transport local, la famille emprunte d’improbables pistes souvent interrompues par de grands fleuves, traversent des forêts humides, des déserts, des mangroves et des plaines piquetées de palmiers à perte de vue. En chemin, ils filment le travail de nombreuses ONG et missions qui œuvrent auprès des populations démunies et enclavées, et lèvent des fonds pour une trentaine de projets humanitaires et environnementaux.

Éloge de la lenteur et de la sobriété heureuse, loin de la fureur du monde, Madatrek est pour Ulysse et Philaé leur école buissonnière. Avec leurs parents, ils apprennent à repiquer du riz et sauver des lémuriens, ils nagent avec des requins baleines, font pousser des algues marines et découvrent la spiruline. Ils rencontrent des personnages extraordinaires comme le père Pedro, ou Rajery, le prince de la valiha, cette harpe malgache au son si doux.

Le 19 aout 2018, après 4 années sur la route, la boucle est bouclée et le moment venu de partager cette aventure hors du commun.


Plus d’infos


Site du Festival : ICI
Interview réalisé par Kwafilms
Billetteries : www.teat.re & www.monticket.re