Bibliothèque

Sous les lunettes de Zerbinette

Les hommes sont des maîtresses comme les autres

Ah ben ça valait bien le coup tiens d’abandonner les infinies réjouissances de mon nouvel eldorado numérique pour lire une pareille concrétion vachère.

Faut dire aussi que la première de couverture aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Mais voilà, je me suis dit que le Guillaume avait été mal conseillé par son maquettiste, mais que l’idée de son bouquin était méritante.

Briser ainsi le cliché du mari infidèle torturant sa maîtresse par de vaines promesses pour le remplacer par celui d’un amant dominé par les ardeurs d’une épouse débridée, ça avait le mérite d’être courageux. Parce qu’il faut bien le dire, dans ce roman, l’homo erectus ne s’érige pas contre grand chose, si ce n’est son impuissance à convaincre la femme qu’il aime de quitter son mari.

Le pitch est simple : Jérôme retrouve Ava, son amour de lycée vingt ans plus tard. Elle est mariée mais favorable aux liaisons extra conjugales. La liaison commence. Utilisé comme un homme objet, Jérôme se sent humilié, bafoué, et décide de rompre. Moralité : ce n’était pas vraiment de l’amour, les femmes sont toutes de viles femelles et les hommes sont des maîtresses comme les autres. Bon.

J’ajoute que c’est écrit avec les pieds, à grand renfort de citations littéraires censées élever le débat d’une parité vue au rabais par le petit bout de la lorgnette. D’autres questions ???

Les hommes sont des maîtresses comme les autres de Guillaume Chérel, 198 p., éditions Plon.