On y était

On y était Francos (épisode 2/3)

C’est la deuxième soirée des Francofolies 2018. Ce soir, m’est avis que le public sera plus nombreux. La programmation s’annonce éclectique et réserve quelques jolies surprises.

EPISODE 2 : SAMEDI 10 MARS

18h : Kaloune

Seule sur scène avec un musicien (son comparse le Dj Jako Maron), Kaloune se débrouille pour occuper l’espace. Une prestation tout à fait honorable. Je suis curieuse d’entendre ce que ça donne dans un cadre plus intimiste.

18h45 : Pix’L

Je ne connaissais pas la musique de cet artiste local. La première chose qui me frappe est le nombre de fans présents devant la scène, public plutôt jeune par ailleurs. Le show démarre vite, le public connaît les chansons par cœur. Pix’L réjouit son auditoire et ça me fait plaisir pour les deux.

20h : Danakil

« On est venu mettre ça bad again » : ils n’ont pas menti. Le groupe de reggae Francilien met le feu à la scène. Un esprit d’échange, du positif : c’est un reggae roots mais pêchu et actuel. Le live révèle la teinte festive et vivante des cuivres, soutenue par un groove qui tient la route.

21h30 : Damso

La scènographie est assez dépouillée, l’artiste fait son entrée, accompagné par un dalon derrière une console. Sur le mur du fond, des animations projetées et des paroles que le public scande allègrement. Le rappeur en impose, autant par sa voix, son attitude et sa stature. Ouille les basses qui tabacent ! Une pensée pour les petits enfants du premier rang et leurs fragiles tympans. L’objectif est-il d’accentuer le côté « sensations fortes / blockbuster / musique solide de mec costaud qui fait trembler les murs ? ». C’est dommage : rester devant est intenable.

Malheureusement du coup je ne perçois pas distinctement toutes les paroles et passe à côté de la poésie apparemment « rentre dedans » des textes. Peu importe, les gens sont au rendez-vous (surtout des jeunes) et semblent là encore prendre du plaisir. Après tout chacun son truc.

Un champ de smartphones pousse instantanément à l’entrée en scène du rappeur.

23h : Soviet Suprem

Je vous en avais aussi parlé dans l’Hebdo : c’est l’heure de la Soviet Suprem Party. Bouger tu veux ? Bouger tu vas. Le public est nombreux. L’équipe joue le jeu du concept « Soviet » jusque dans les détails (portraits géants façon propagande, panneaux « applaudissez » totalitaires, costumes multiples, mise en scène…). Les morceaux du premier album sont parfaitement rodés, là encore. Les deux loustics présentent aussi quelques titres du second volet, qui sortira en mars. Le général Stalline (R-wan) m’expliquera à la sortie que ces titres-là, encore peu pratiqués en live, restent encore à peaufiner sur scène. (Détail qui nous a échappé, à nous, spectateurs).

Ambiance festive, donc. Je danse une valse avec mon voisin et une ronde avec mes « camarades » les plus proches, que je ne connais pas. Et je me dis que les occasions de le faire sont rares. Bref, la foule danse. Stalline s’offre son moment de slam et Lénine tombe la chemise. Autre classique pas encore vu sur ce festival : une dizaine de jolies demoiselles grimpent sur scène pour participer au spectacle. Pour finir, l’intervention d’un rappeur local dont le nom m’échappe à présent (promis, je cherche).

00h : N’To

Je quitte les lieux sur les échos du Dj N’To, fourbue, les jambes raides, avec en cadeau souvenir quelques bleus (classique lorsqu’on s’agite trop près des barrières, sur fond de mouvements imprévisibles et plein d’enthousiasme d’une foule dense qui danse)