Festival

Programme complet

Opus Pocus 2018

Un instruments, des musiques, tous les publics !

Edition spéciale !

Edition spéciale batterie, mais aussi édition spéciale par son ampleur : cette année, on passe de 5 à 10 artistes extérieurs invités, de 9 à 14 artistes péi programmés, de 14 à 23 concerts, de 8 à 12 soirées et de 6 à 10 sites

Le Programme complet :

19/07 La Cerise Gratuit

19h30 : BERNARD FILO ek BAN DALONS En voilà un qui est heureux d’être à l’affiche. Parce que Bernard Filo a des choses à dire. “Souvent, on pense que le batteur ne peut pas composer, arranger, conduire le groupe, mais ce n’est pas vrai.” Si vous ne connaissez pas Bernard Filo, tous les batteurs de l’île le connaissent et le respectent. Une référence. Autodidacte, il a fait ses gammes dans les bals, appris à écrire la musique avec Renaud Lacaille, écouté et reproduit Jo Jones et Steve Gadd, avalé la méthode Agostini. Il enseigne aujourd’hui la batterie au CRR. Et il entend bien mener sa musique à sa guise. Menu surprise. “Inkiet pa”, le repas sera bien pourvu en rythmes de tous genre.

  • Bernard Filo : batterie
  • Jim Celestin : sax
  • Teddy Doris : trombone
  • Philippe « Kawa » Chavriacouty : basse
  • Eric Toave : piano
  • Nicolas Moucazambo : percussions


20h45 : DIDIER DIJOUX ek NINI MARGUERITE Ils ont roulé leur bosse et leurs caisses ensemble sur les scènes de l’île, ils se sont même souvent remplacés au sein de divers groupes. Et puis, quelquefois, « pour se marrer », ils ont posé leurs batteries côte à côte. “Mais juste pour déconner, pas devant un public” ajoute Didier Dijoux. Et en fait, c’était tellement bien qu’il eut été dommage de ne pas mettre du public devant. On l’a rêvé, Opus Pocus l’a fait. Au programme, deux batteries, deux tambours majeurs et un répertoire maloya jazz et afro beat. Autant dire qu’il n’est pas conseillé de rester assis sur sa chaise.

  • Didier Dijoux : batterie et tambours
  • Nini Marguerite : batterie aussi
  • Johan Saartave : basse
  • Pascal Raymond : claviers
  • Jimmy Imare : percussions
  • David Abrousse : percussions
  • Miguy Petrel : chant


22h00 : ERIC LUCILLY : SKOLOBAND Eric Lucilly est un des batteurs les plus actifs sur les scènes de l’île : Waloo, Wonderbrass, Ferblan… Accompagnateur très apprécié pour la finesse de son jeu, il mène depuis dix ans un projet très personnel avec Skoloband. Une histoire de potes née dans les couloirs du conservatoire. Une musique inclassable, avec ses soufflants et ses chanteurs en liberté, et des textes originaux qui sont autant d’histoires drôles et surtout vécues par notre serviteur à baguettes. Le batteur s’est fait plaisir : tous les rythmes sont asymétriques, un peu comme la démarche du Cent-pieds…

  • Eric Lucilly : batterie
  • Mickaël Beaulieu : claviers
  • Luc Delaleau : guitare
  • Gilles Sztym : basse
  • Maxence Emprin : sax ténor
  • Dave Jones : trompette et sax soprano
  • Katrine Lucilly : chant
  • Stéphane Richardson : chant


20/07 Le Kerveguen 12€/20€

21h00 : MAX DALLEAU, Hommage à BIGOUN Max Dalleau n’est pas du genre à vouloir prendre la lumière, il préfère « rester dans l’ombre ». N’empêche, il est ravi de partager l’affiche de cet Opus Pocus avec ses camarades de la batterie péi. Le marmaille du Chaudron est aujourd’hui un des tontons des batteurs de l’île : il a accompagné à peu près tout le monde, de Sabouk à Alain Mastane en passant par Thierry Gauliris et Meddy Gerville. Et ses talents d’improvisateur lui ont aussi valu d’être embarqué dans de belles collaborations avec des jazzmen comme Stéphane Guillaume, Nicolas Folmer, Philippe Sellam ou encore Stéphane Huchard, avec qui il est tout heureux de partager la scène du Kerveguen. Il y proposera un hommage à Bigoun, son cousin, trop vite oublié. Ce qui ne l’empêchera pas de distiller quelques compos et reprises jazz maloya à la sauce Dalleau.

  • Max Dalleau : batterie
  • Teddy Baptiste : guitare
  • Henri Romignac : piano
  • Kololoc : basse
  • Frédo Piot : percussions


22h00 : STÉPHANE HUCHARD Qu’il soit un maître de la batterie, c’est une affaire entendue. Mais ce qu’il y a de vraiment extraordinaire chez Stéphane Huchard, c’est sa faculté de passer d’une musique à l’autre, et chaque fois avec les maîtres du genre. Il passe ainsi allègrement du big band (Gil Evans, Laurent Cugny…) au jazz manouche (Romane, Stochelo Rosenberg) ou encore du hard bop (Randy Brecker, Jacky Terrasson, Laurent de Wilde…) à la variété (Michel Jonasz, Maurane, San Severino…). Mais c’est aussi un leader, et c’est dans ce costume qu’il amène ses baguettes à La Réunion. Car si l’éclectique batteur aime jouer la musique des autres, il a également des choses à dire… et six albums à son actif en tant que leader. Stéphane Huchard s’est entouré d’une équipe de choc pour offrir en exclusivité au festival Opus Pocus une sélection de compositions et quelques inédits dans un répertoire teinté de rythmiques funk et afro jazz. Attention, si Stéphane Huchard est un caméléon, ce n’est pas un endormi…

  • Stéphane Huchard : batterie
  • Noé Huchard : clavier
  • Gilles Coquard : basse
  • Irving Acao : sax
  • Adriano Tenorio : percussions


21/07 La Cerise Gratuit

16H00 UNE HISTOIRE DE BATTERIE

Présentation de l’instrument au jeune public (50’ - à partir de 5 ans), par Dimitri Domagala, batteur, et Patrick Quipandédié, percussionniste.

17H00 Vous avez toujours rêvé de prendre les baguettes ? C’est le moment : deux batteries (traditionnelle et électronique) sont à votre disposition, et un batteur peut même vous conseiller.

18H30 JEAN-CLAUDE DELMAS

Autour d’une quinzaine de ses photos de musiciens de jazz, un moment d’échange avec le fameux photographe aux 50 ans de festivals.

20H00 MAHAY DERA TRIO

On ne présente plus Mahay Dera… Formidable multi-instrumentiste, aussi à l’aise à la batterie qu’au piano ou à l’harmonica, improvisateur inspiré dans tous les répertoires, jazz ou funk, sega ou maloya, latin ou pop-rock, il place le plaisir de jouer et la liberté d’expression au cœur de sa pratique artistique. Ici, il est batteur jazz. Avec Mickaël Beaulieu au clavier et Guillaume Robert à la basse.

21H30 JAM SESSION


22/07 Théâtre Luc Donat 36,40€

18h00 : KARIM ZIAD et OMRI MOR invitent MEHDI NASSOULI Karim Ziad doit être le seul batteur à ce jour à avoir fait l’Olympia en solo. C’était en première partie de Khaled. Il faut avouer qu’il a une maîtrise incroyable des mesures impaires et des rythmes du désert. Batteur du fameux Orchestre National de Barbès, il a aussi accompagné tout ce que le Maghreb compte de stars, de Cheb Mami à Khaled, et il est allé se frotter aux grands jazzmen globe trotters Joe Zawinul ou Nguyên Lê. Le batteur algérien amène dans ses valises une pépite, un jeune pianiste au jeu scintillant dont il vient d’assurer la direction artistique du premier album. Après avoir fait plusieurs fois le tour du monde en trio avec le contrebassiste Avishai Cohen, qui l’avait repéré pour son impressionnante virtuosité et sa grande connaissance de la musique arabo-andalouse, du chaabi et du jazz, Omri Mor vole de ses propres ailes, pour notre plus grand plaisir. Karim Ziad et Omri Mor invitent le jeune musicien marocain Mehdi Nassouli, spécialiste du guembri, qui a notamment enregistré deux albums avec Titi Robin.

  • Karim Ziad : batterie
  • Omri Mor : piano
  • Mehdi Nassouli : guembri, voix


26/07 Kabardock 12€/15€

19h00 SOIRÉE SPÉCIALE JEUNES BATTEURS PÉI :
4 BATTEURS, 4 GROUPES, 4 CONCERTS, 4 STYLES

THÉO MOUTOU Théo Moutou fait un parcours sans faute, de la fac de musicologie au CRR de Toulouse et jusqu’au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris qu’il a intégré (classe de jazz) à la rentrée dernière. Il revient sur le caillou où il a grandi au sein d’une grande famille de musiciens pour nous présenter l’une des deux formations avec lesquelles il joue depuis déjà quelques années. Les deux camarades de jeu (et d’études) qu’il amène dans sa valise ont un parcours aussi exemplaire que le sien, et le trio a fait du rythme l’un de ses terrains de jeu favoris. On devrait entendre parler d’eux sur la planète jazz les prochaines années. Etienne Manchon, piano ; Clément Daldosso, contrebasse.

DYLAN MARVILLIER Voilà quasiment 20 ans que le cœur de la cité maritime bat au rythme des Tambours Portois. C’est à peu près l’âge de Dylan, qui est quasiment né dans cette batucada fondée par son père, excellent batteur, qui lui a transmis le goût de la batterie. Dylan a repris le flambeau avec brio. Il accompagne la chanteuse Maya Kamaty et développe aujourd’hui son propre projet au sein d’un groupe tout juste créé pour Opus Pocus mais qui est appelé à durer. Un groupe au son résolument moderne, où les jeunes talents péi expriment une nouvelle vision du maloya jazz. Au Port, tout comme son cousin Japhet Boristhène, Dylan joue à domicile… Mathieu Brillant, claviers ; Rodolphe Celeste, guitare ; Johan Saartave, basse ; Ivan Vinh San, percussions.

MATHÉO TECHER Lui aussi a grandi dans une famille de musiciens, bercé par les musiques locales et internationales. Il a intégré le CRR à 7 ans puis, Diplôme d’Etudes Musicales et Baccalauréat en poche, il est parti s’installer aux Etats-Unis, où il poursuit sa formation musicale dans la prestigieuse université Berklee College of Music et où il multiplie rencontres et collaborations. Mathéo s’est entouré d’une belle équipe de dalons (dont un autre réunionnais formé à Berklee) pour présenter un projet constitué en intégralité de compositions originales, qui mêle le jazz moderne à l’univers de la pop et de la musique électronique. Noé Zagroun, piano ; Teddy Sorres, basse ; Jim Celestin : sax ; Sami Pageaux-Waro, percussions.

JAPHET BORISTHENE Après avoir usé ses premières baguettes au Port, Japhet Boristhène est parti étudier la batterie au conservatoire de Villeurbanne. Là-bas, il a su faire évoluer son oreille musicale et sa technique, il a rencontré de nouveaux musiciens et il a constitué un trio avec lequel il se produit régulièrement. Mais il n’oublie pas d’où il vient. Opus Pocus lui offre l’occasion d’un retour au Port où il retrouvera son fabuleux guitariste de papa et ses dalons avec des compos “world fusion” spécialement écrites pour cette formation. Au Kabardock, tout comme son cousin Dylan Marvillier, Japhet joue à domicile… Teddy Baptiste, guitare ;Fabio Marouvin, piano ; Alain Chane, saxophones ; Johan Saartave, basse.


27/07 Kabardock 18€/25€

2Oh00 MIKE MITCHELL Si vous êtes batteur, allez directement à la case « réservation », pas besoin de vous faire l’article.... Si vous ne connaissez pas Mike Mitchell, il suffit de se fier à son surnom : Blaque Dynamite. Celui qui a commencé à jouer de la batterie avant de savoir marcher se produisait déjà en concert à 7 ans. A 11 ans, il était sponsorisé par une célèbre marque de batteries... Quatorze Downbeat Music Awards plus tard, il se produit avec les plus grands jazzmen : Christian McBride, Bob Mintzer, Herbie Hancock ou encore Stanley Clarke, dont il a été le batteur de 2012 (à 17 ans…) à 2017. En plus d’être doué pour tous les genres, Mike Mitchell est aussi un expérimentateur qui aime bien « trafiquer le son », dans la tradition de Lee Scratch Perry ou Prince. Il nous arrive avec sa musique aux frontières du jazz, un son qui lorgne vers l’électro, et beaucoup d’énergie.

Ses compagnons de route ne sont pas des manches non plus : citons par exemple le jeune pianiste américain James Francies qui a accompagné l’année dernière Chris Potter pour un concert mémorable du festival Opus Pocus. 99,9 % des spectateurs présents pourront le confirmer.

  • Mike Mitchell aka Blaque Dynamite : batterie
  • James Francies : claviers
  • Quinton Gray : claviers
  • Max Gerl : basse


28/07 Auditorium du Musée Stella Matutina Prix N/C

20h00 : FRANK PACO ART ENSEMBLE Frank Paco a commencé à jouer à 11 ans sur des bidons d’essence : difficile de trouver une batterie dans un Mozambique en pleine guerre civile. Mais quelques années plus tard, il accompagnait déjà ses héros d’enfance, Miriam Makeba et Hugh Masekela. Et sa carrière connaît un sérieux coup d’accélérateur lorsqu’il participe au Nelson Mandela’s AIDS Concert aux côtés de Bono, Angélique Kidjo, Johnny Clegg, Peter Gabriel... Au-delà des très nombreuses collaborations, en Afrique et en Europe, Frank Paco construit un projet très personnel, le rêve d’une musique improvisée qui sublimerait l’héritage africain par la réunion des rythmes de l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Sud. Cette musique, qu’il appelle le jazz sub-saharien, est en constante évolution, au gré des rencontres. Pour Opus Pocus, il rassemble des musiciens réunionnais et suédois et une chanteuse sud-africaine.

  • Frank Paco (Mozambique) : batterie
  • Zoe Modiga (Afrique du Sud) : voix
  • Sinikka Thörn (Suède) : voix
  • David Bäck (Suède) : piano
  • Daniel Riesser (Réunion) : guitare
  • Jim Celestin (Réunion) : saxophone
  • Johan Saartave (Réunion) : basse

21h00 : ANNE PACEO L’unique batteuse/compositrice d’Opus Pocus a mis le public de Marciac debout lors de la 40ème édition du festival, l’an dernier. Pas besoin de sortir ses muscles pour battre le tempo. Surtout quand ce tempo est la pulsation du cœur. « Artiste de l’année » aux Victoires du Jazz 2016, Anne Paceo présente à La Réunion son projet Circles, où elle déploie un groove organique, poétique, inspiré, aux influences électriques : « J’ai travaillé autour de la thématique des cercles, des boucles, du caractère cyclique du temps, des choses qui meurent puis renaissent sous une nouvelle forme. Circles est une succession de tableaux, allant du clair à l’obscur, du dénuement total au bouillonnement, des tempêtes intérieures aux moments de calme et de plénitude ». Du jazz expérimental ? Une musique où « le rock cosmique rencontre la prière soul, où le funk en acier froid peut conduire à d’étranges dérives extra-terrestres » dixit les Inrocks... Anne Paceo mène un groupe emblématique d’une nouvelle génération de musiciens, inventive et décomplexée. Dont la vocaliste Leïla Martial. Oui, deux femmes dans la même formation ! C’est tant mieux.

  • Anne Paceo : batterie, voix
  • Leïla Martial : voix
  • Christophe Panzani : saxophone
  • Tony Paeleman : claviers


29/07 Front de mer de St Marie Gratuit

15h00 MAJA (ADIB GARTI) Adib Garti n’est peut-être pas le plus connu des batteurs à La Réunion mais c’est l’un des plus singuliers. Après le Maroc et la Belgique, ce multi-instrumentiste, excellent batteur, a trouvé dans notre île un terroir fertile à sa créativité et à ses envies de rencontres. D’ailleurs, c’est la rencontre avec le guitariste Nicolas Beaulieu qui a donné naissance à ce projet que rejoindront bientôt le contrebassiste Youric Delacuvellerie, le vibraphoniste David Fourdrinoy et le saxophoniste Pierre Pothin. Le MoAdib Jazz Ansanm (MAJA) est une machine à rythme repeinte aux couleurs du monde, un alliage créatif entre tradition jazz, improvisation libre et world music. Bref, un ensemble de jazz éclectique et moderne qui nous donnera à goûter en live les titres de l’excellent album sorti en juin 2017.

  • Adib Garti : batterie
  • Pierre Pothin : saxophones ténor et alto
  • Teddy Doris : trombone
  • David Fourdrinoy : vibraphone
  • Youric Delacuvellerie : contrebasse

16h00 : TONY RABESON TRIO Le plus connu des batteurs malgache sur la planète ne joue pas de la batterie, il fait chanter ses tambours. C’est Henri Texier qui le dit, excusez du peu. Et on veut bien le croire, lui qui l’a invité sur certains de ses plus beaux projets. Car c’est bien ce qui frappe avec Tony Rabeson : avec lui, on entend des sons, des notes, des harmonies dans ses cymbales et ses toms. Sûrement parce que son jeu s’inspire des joueurs d’amponga du hira gasy malgache. Sûrement parce qu’il vient d’une Grande Ile où chacun avant d’être plombier, commerçant ou ministre, est un chanteur. Si vous ne connaissez pas Tony Rabeson, c’est que vous n’avez pas bien regardé derrière les projecteurs, vu qu’il a accompagné un grand nombre de célébrités du jazz allant de Toots Thielemans à Joe Lovano, en passant par Lee Konitz, Kenny Wheeler, Steve Swallow, Michel Portal, Steve Grossman, Didier Lockwood, Eddy Louiss, Martial Solal, Maurice Vander, Christian Escoudé... Il nous arrive avec un des trios "historiques" de la scène française. Ses compagnons Olivier Hutman au piano et Marc Bertaux à la basse ont un CV au moins aussi gonflé que lui. Ces trois-là n’ont plus rien à prouver, ils ont débuté leur conversation musicale en 1983 et la poursuivent à La Réunion pour notre plus grand plaisir.

  • Tony Rabeson : batterie
  • Olivier Hutman : piano
  • Marc Bertaux : basse


02/08 Gran Kour 25€/35€

20h00 SLY & ROBBIE AND THE TAXI GANG
Feat. BITTY McLEAN & JUNIOR NATURAL Sly & Robbie. Difficile de sortir le batteur vu que ces deux-là fonctionnent à deux depuis plus de 40 ans. Sly Dunbar aux baguettes et son compère Robbie Shakespeare à la basse. Ils étaient marmailles quand ils se sont croisés dans les sound systems de Kingston. Biberonnés aux sons de la Motown ou du Studio One, ils vont alors créer ce qui est sans doute la plus belle des rythmiques reggae. Robbie trace la route, imperturbable, de sa basse métronomique, autour de laquelle Sly (dont le mentor était le batteur des Skatalites) tisse ses rythmes de caoutchouc. Ca dub grave. Musiciens, notamment au sein de Black Uhuru (premier Grammy Award jamais décerné à une formation reggae), mais aussi producteurs et créateurs du fameux label Taxi Records, c’est aussi un duo très prolifique. On estime qu’ils ont joué ou produit près de 200 000 chansons, et que certains de leurs riddims comme Revolution ont été utilisés sur plus de cent morceaux. On pourrait ajouter qu’ils ont accessoirement assuré la rythmique pour des artistes un peu connus… genre Bob Dylan, Joe Cocker, Serge Gainsbourg ou encore les Rolling Stones. C’est vous dire la valeur des bougs…

  • Sly Dunbar : batterie
  • Robbie Shakespeare : basse
  • Steven « Lenky » Marsden : claviers
  • Duwayne Hoilett : guitare
  • Henry « Matic » Tenyue : trombone
  • Guillaume « Stepper » Briard : saxophone
  • Bitty McLean : chant
  • Junior Natural : chant


03/08 Gran Kour 27€/35€

20h00 : CHRISTOPHE BERTIN Le jeune batteur mauricien dont on parle… Il a déjà joué avec les meilleurs musiciens mauriciens, de Ernest Wiehe à Linley Marthe en passant par Philippe Thomas, Eric Triton et Menwar. Il a également eu l’occasion d’accompagner François Jeanneau, Guillaume Perret, Benjamin Jephta, Manuel Rocheman et Olivier Ker Ourio... Il vient pour la première fois à La Réunion avec sa propre formation.

  • Christophe Bertin : batterie
  • Patrick Desvaux : guitare
  • Steve Desvaux : basse

21h00 : OMAR HAKIM & RACHEL Z Voici le batteur que tous les plus grands se sont arraché… Exemple ? Quand il a fallu remplacer Peter Erskine dans le mythique groupe de jazz-rock Weather Report, Joe Zawinul a appelé Miles Davis pour lui demander qui était le batteur le plus en vue à New York. A votre avis, qu’a-t-il répondu ? Dans la foulée, Omar Hakim a enregistré le légendaire album Tutu, de Miles Davis… La batterie de Get Lucky, des Daft Punk, c’est lui, et celle de Let’s dance, de David Bowie, c’était déjà lui. Entre les deux, il a notamment accompagné Sting, Dire Straits et Madonna… Mais cette fois, c’est lui qui mène la danse : il s’associe à la pianiste (et lauréate d’un Grammy Award) Rachel Z dans le projet OZ expérience, où il ajoute une touche d’improvisation à des morceaux rock et pop alternatifs réinventés. A la basse, il y aura notre cousin mauricien Linley Marthe, dont Joe Zawinul, pour revenir à lui, nous disait lors de son dernier passage à la Réunion qu’il était l’un des meilleurs bassistes avec lesquels il avait eu l’occasion de jouer. Quand on sait que Jaco Pastorius a longtemps été son compagnon de route, on apprécie la portée du compliment…. A la guitare, JC Maillard qui, parmi d’innombrables collaborations avec de prestigieux artistes, travaille depuis quelques années avec la magnifique chanteuse (et ex-choriste des Stones) Lisa Fisher.

  • Omar Hakim : batterie
  • Rachel Z : piano
  • Linley Marthe : basse
  • JC Maillard : guitare


04/08 Casino de St Gilles Gratuit

19h00 : DIMITRI DOMAGALA Dimitri Domagala est un batteur tout terrain, façonné dans l’excellent Centre des Musiques Didier Lockwood et rôdé pendant les tournées internationales avec Eric Starczan (General Elektriks) et le griot sénégalais Meissa M’Baye. Il est aujourd’hui l’heureux accompagnateur de groupes très divers : Zwaz, Oté pirate, Zambavil, Soul Kamayan, Mandarine, Mongi Yahi Group ou Ozz Trio. Pour la clôture du festival, Dimitri nous propose une soirée placée sous le signe du funk et du groove, son registre favori, mêlant compos personnelles et covers revisitées. Il a monté une belle formation, ça s’annonce très funky en effet ! Et après le concert, jam session…

Dimitri Domagala : batterie Béné Maillot : chant Laurent Lilo Limeul : guitare, chant Mickael Beaulieu : claviers Prof Jah Pinpin : sax Teddy Doris : trombone Rahiss Mohammed : basse Bébert Mariapin : percussions


24/08 Téat Plein Air 17€/33€

20H00 TRIO PDF (EMMANUEL FÉLICITÉ) Jouer avant Paco Séry lui va très bien, lui qui a tellement écouté Sixun et son “drum hero”. Mais là, ce sont d’autres héros que veut célébrer Emmanuel Félicité. Celui qui est considéré à juste titre comme l’un des meilleurs batteurs de l’île veut profiter d’Opus Pocus pour rendre hommage à ses idoles péi que sont Danyèl Waro, Alain Peters, le Rwa Kaf ou encore Maximin et Régis Lacaille, qu’il accompagnait quand il n’avait pas encore 13 ans. Dans la liste, Emmanuel n’oublie pas son mentor, Patrick Marvillier, des Tambours Portois, qui l’a fait éclore à Cœur Saignant, ni ses papas batteurs que sont Max Dalleau, Bernard Filo et Bernard Brancard. Autant dire que la session sera orientée musique péi avec de belles reprises de standards locaux mais aussi quelques compositions qui donneront un avant-goût de son futur album. Emmanuel formera sur scène le trio PDF, comme Pedro, Duchemann, Félicité. Ce n’est pas la première fois que ces trois-là jouent ensemble. Il faut dire que Cédric Ducheman est son cousin, lequel joue d’ailleurs avec Paco Sery. Comme ça la boucle est bouclée.

  • Emmanuel Félicité : batterie
  • Cédric Duchemann : piano
  • Jamy Pedro : basse

21H00 PACO SERY GROUP Parlez de Paco Sery à un batteur et il aura tout de suite des étoiles dans les yeux. D’ailleurs, quand Sixun jouait, ils ne regardaient que lui. Mais c’est vrai qu’il est beau à voir jouer, Paco Séry, avec ce charisme et cette force intérieure. Dire qu’il a commencé la batterie en tapant sur des boîtes de conserve et qu’il a touché ses premiers cachets à 10 ans, pour jouer un peu plus tard avec les plus grands : Jaco Pastorius, Joe Zawinul, Nina Simone, Wayne Shorter... Un petit mot sur ses compagnons de route, parce que c’est aussi du lourd. Il y a Cheick Tidiane Seck dont la voix, vénérée au Sénégal, a fait le tour de la planète ; il y a Etienne Mbappé, dont on pourrait dire qu’il est l’alter ego de Séry à la basse (qu’on a vu au hasard derrière Ray Charles ou Mclaughlin) ; il y a Aly Keita, qui a cogné son balafon bien en dehors de sa sphère mandingue... Mais il y a surtout, entre ceux-là, 40 années d’amitié musicale forgée aux quatre coins de la planète. Alors, quand ils se retrouvent, ils ont des choses à se dire...

  • Paco Séry : batterie, voix
  • Étienne Mbappé : basse, voix
  • Cheick Tidiane Seck : claviers, voix
  • Aly Keita : balafon, percussions
  • Nicholas Vella : claviers, voix
  • Cédric Duchemann : claviers, voix
  • Danny Matha : guitare, voix
  • Rico Gautier : saxophone, voix