Coup de coeur

Opus Pocus 2019

Opus Pocus # 8 célèbre la voix dans une grande diversité de formes, du solo au chœur, et de styles musicaux.

Sur scène des voix réunionnaise, américaines, maliennes, basques, comoriennes, anglaises, yorubas, belges, mahoraises, françaises ou malgaches....
La voix sera jazz, maloya, lyrique, soul, pop rock, rap, world pop, maloya rock...


Au Programme


21 concerts, dont 7 gratuits, 11 soirées, 1 pique-nique en musique, 12 sites, 12 projets d’artistes réunionnais, 8 artistes de renommée internationale.


Vendredi 02/08 - Podium Opus - Devant la Cerise - à partir de 19h00 - Gratuit

KALOUBAN
Miguy Pétrel, qui fut notamment la choriste de Ziskakan et de Baster, est entourée dans ce projet tout neuf d’une équipe de talentueux tontons, une bande d’amis musiciens qui se croisent sur les scènes réunionnaises depuis 30 ans. Ces six-là ont accompagné les plus grands noms du maloya rock et du maloya fusion et, avec Kalouban, ils se font (et nous font) plaisir avec leurs propres compositions. Une voix, un groupe, l'énergie et l'expérience au service d'un savoureux répertoire maloya rock : Opus Pocus # 8 va commencer très fort...

Miguy Pétrel, chant ; Claude Francesconi, guitare ; Pascal Raymond, claviers, accordéon ; Thierry Labonne, basse ; Didier Dijoux, percussions ; Nini Marguerite, batterie


MANDARINE + GUESTS (Béné Maillot Trio + Di Panda et Queen Favie)
Béné Maillot a débuté très jeune dans le métier puisqu’à 14 ans elle chantait déjà sur scène avec Dominique Barret. Après avoir accompagné Corneille et Melody Gardot, dont elle fut la choriste diligente, elle joue aujourd’hui sa propre partition dans son groupe, Mandarine. Avec la soul et le jazz pour piliers indéfectibles, Mandarine joue une pop impétueuse et solaire, fougueuse et aérienne. Déjà superbement accompagnée, Béné Maillot nous apporte une Mandarine multivitaminée pour Opus Pocus, avec les invités Di Panda et Queen Favie, présages d’une bonne dose d'urbanité péi. Béné Maillot, Queen Favie et Di Panda, voix ; Mickaël Beaulieu, claviers ; Pascal Manglou, guitare ; DaHël, basse ; Dimitri Domagala, batterie
MARIE-CLAUDE LAMBERT-PHILÉAS (hommage à Gramoun Lélé) Elle a sorti son premier album, Ansoumak, en 2016, mais elle est sur scène depuis l’âge de 13 ans, d’abord dans le groupe familial emmené par l’illustre Gramoun Lélé, son père, puis dans ceux de ses frères. Son groupe, Votia joue ce maloya de l'est puissant et rapide. Ici, l'écriture est riche, le répertoire subtil et nuancé, les arrangements servent la voix - quelle voix ! - de Marie-Claude. Elle joue le répertoire familial à sa manière, et elle ne se prive pas d’y ajouter des instruments traditionnels africains ou indiens : la musique de Gramoun Lélé continue ainsi à vivre. Sur scène, son mari, ses trois enfants, des neveux et des nièces : une affaire de famille, une affaire de transmission. Un lien avec les êtres chers déjà partis, aussi.


Samedi 03/08 - Le Kabardock - 20h00 - 25€

RAUL MIDON (U.S.A.)
Seul en scène, Raul Midón fait de sa guitare un orchestre et de sa voix une chorale. Cette voix chaude et élastique, souvent comparée à celles de Stevie Wonder ou Al Jarreau, il l’a d’abord mise au service de stars de la pop latino (Shakira, Jennifer Lopez, Ricky Martin...) avant d’oser une carrière solo qui lui a permis de donner libre cours à ses talents. Car Raul Midón est aussi un guitariste hors pair, au style percussif, jazz et flamenco, adepte du fingerpicking qu'il pratique avec une aisance déconcertante. Aveugle de naissance, fils d’une américaine et d’un danseur de flamenco argentin, il brasse de nombreuses influences, soul, jazz et folk, mais sa musique a presque toujours un groove particulier qui rappelle ses racines latines. Un artiste libre, au-delà des catégories et des styles, qui a collaboré avec des musiciens venus d'horizons très divers, de Herbie Hancock à Stevie Wonder, de Snoop Dogg à Bill Withers. Raul Midón n’est sûrement pas le plus connu des chanteurs ou guitaristes mais il a le respect des plus grands musiciens. Et ça vaut toutes les cartes de visite.
1ère partie : MOUNAWAR

Le Comorien Mounawar est un phénomène, au style unique. Sa musique, marquée par le rythme ternaire du M’godro et par des influences africaines et orientales, se métisse de soul, de funk, de folk et même de rock.

Funky, puissant, original : le son de Mounawar sur scène est une décharge électrisante. Un concert exceptionnel marqué par l’envie de redécouvrir un artiste majeur de La Réunion. Voilà quelques années que Mounawar, artiste caméléon, emprunte discrètement des chemins de traverse, à son rythme. Ainsi le voit-on circuler sur les scènes réunionnaises au gré de ciné-concerts, de spectacles vivants, ou au sein de formations alternatives dans la ribambelle de « projets » qui forment désormais la vie des artistes. Ce concert est né de l’envie, simple, de retrouver Mounawar sur scène, pour et par lui-même. Pour ne pas oublier que ce guitar hero venu d’Anjouan, petit génie de la funk océanique, est l’une des plus formidables bêtes de scène à avoir sévi sur le caillou et bien au-delà.


Dimanche 04/08 - Front de mer de Ste-Marie - 15h00 - Gratuit

DAVID LINX (Belgique)
David Linx est un chanteur rare. Rare parce qu’il se produit peu mais rare aussi dans le monde du jazz. Car ce chanteur belge qui a été formé au contact de grands musiciens américains est, sinon le plus grand (dixit Jazz Magazine), en tout cas l’un des plus formidables chanteurs de jazz que l’on puisse entendre aujourd’hui. Il a été de nombreuses fois récompensé en France : Prix Charles Cros, Prix de l’Académie du Jazz, Victoires du Jazz... Ce musicien exigeant a mené sa voix sur de nombreux sentiers, qui l’ont amené à travailler avec Steve Coleman, Meshell Ndegeocello, Aka Moon ou le Count Basie Orchestra. David Linx vient à La Réunion avec trois musiciens qu’il n’hésite pas à décrire comme les plus accomplis qu’il ait rencontrés ces dernières années (et dont deux accompagnaient récemment Jacques Schwarz-Bart sur Opus Pocus). Fidèle à ses convictions, il s’emploie à mettre en lumière la beauté et l’amour qu’il s’efforce de percevoir en ce monde. Car David Linx n’est pas seulement un grand musicien, c’est aussi un “grand bonhomme.”

David Linx, chant ; Grégory Privat, piano ; Chris Jennings, basse ; Arnaud Dolmen, batterie.


1ère partie : LAURENCE BEAUMARCHAIS

Faut-il encore présenter celle qui incarne la voix du jazz à La Réunion ? Si Laurence Beaumarchais se plaît dans la chanson créole, son premier amour, c’est le jazz. C’est d’ailleurs pour l’étudier et parfaire sa technique vocale qu’elle est partie en 1992 aux Etats-Unis suivre la formation du Musicians Institute. Elle a concocté pour Opus Pocus un programme intimiste qui nous emmènera du côté de Duke Ellington en passant par la chanson française et la romance créole… arrangées jazz. Une ballade en bonne compagnie puisque le quintet qui l’accompagne compte quelques-uns des meilleurs jazzmen péi.

Laurence Beaumarchais, voix ; Eric Ah-Vane, piano ; Daniel Riesser, guitare ; Teddy Doris, trombone ; David Felix, contrebasse ; Didier Dijoux, batterie


Vendredi 09/08 - Le Kerveguen - 20h00 - 12€/20€

MYLES SANKO (Angleterre)
Le costume est parfaitement ajusté, la barbe impeccable, so british. Repéré par Gregory Porter, qui lui a offert la première partie de sa tournée en Allemagne, Myles Sanko est la nouvelle sensation britannique de la soul. Né au Ghana d’une mère ghanéenne et d’un père breton, il est arrivé en Angleterre à l'âge de 16 ans. Et, comme nombre de chanteurs de sa génération, il a d’abord façonné sa voix dans le hip-hop avant de remonter à la source, non pas de la Tamise mais des grands lacs américains, jusqu’au mythique son Motown. Inspirée par Marvin Gaye, Bill Withers ou Otis Redding, sa musique possède un groove vintage et frais à la fois, résolument soul, et teinté de jazz et de funk. Sur scène, où il installe un rapport très direct avec le public, Myles Sanko est accompagné par un sextet précis, subtil et tonique, un écrin parfait pour sa voix sucrée et épicée comme un miel de baies roses.

Myles Sanko, voix ; Thomas O'Grady, claviers ; Philip Stevenson, guitare ; Jonathan Mapp, basse ; Samuel Ewens, trompette/trombone ; Gareth Lumbers, saxophone ténor/flûte ; Richard Hudson, batterie.


1ère partie : ZANMARI BARE (avec Gwendoline Absalon et Emy Potonié)

Chez lui, la voix est au commencement de tout, qu’il compose ou qu’il arrive sur scène et lance son chant avant les musiciens. Zanmari Baré s’est imposé en quelques années comme l’un des nouveaux poètes du maloya. Loin d’être enfermé dans sa bulle, il aime les explorations et les rencontres. Comme ici, en invitant la voix et le saxophone des kafrine dofé Gwendoline Absalon et Emy Potonié. Le cari sera épicé, nous promet-il. Il se dit aussi que Zanmari nous offrira de nouvelles chansons inédites, rien que pour nous, mais chut...

Zanmari Baré, chant ; Stéphane Gaze, kayanm, voix ; Mickaël Talpot, bob, sati, voix ; Serge Parbatia, piker, voix ; Willy Paitre, rouler, voix ; Philippe Janka, clavier, voix ; Gwendoline Absalon, voix ; Emy Potonié, sax, flûte.


Samedi 10/08 - Gran Kour - École Franco Chinoise de St Paul - 19h00 - 20€

BEÑAT ACHIARY (France)
Beñat Achiary est une voix. Mille voix, plutôt. Et, d'une façon générale, ce qu'il fait ne ressemble à rien. On le connaît au Japon, en Allemagne, un peu partout dans le monde plus qu'en son pays. Beñat Achiary au chant, Michel Queuille au piano, Julen Achiary à la batterie et au chant forment le trio Larrosa Salbaiak, "Les Roses Sauvages", en français. Ils viennent du Pays Basque.... Ils chantent les poètes contemporains du Pays Basque mais se frottent aussi aux chants emblématiques des Afro-américains, aux poèmes d’Aimé Césaire ou de Federico Garcia Lorca, parfois aux côtés de griots, de slameurs, de danseurs. Entre ivresse et transe, ils arpentent des territoires en fauves contrebandiers, et traversent les frontières pour assouvir leur quête poétique, arpenteurs affamés d'espaces à inventer.


ARAT KILO avec MAMANI KEITA et MIKE LADD (France/Mali/U.S.A.)

Machine à groove, l’éthiojazz d’Arat Kilo est la rencontre de musiciens parisiens avec cette fascinante musique éthiopienne née à Addis-Abeba dans les années 60, lorsque les orchestres électriques élaboraient, dans une quasi clandestinité́, une musique métisse, envoutante et moite, mélangeant le jazz et la soul aux mélodies traditionnelles. Le groupe s’est aujourd’hui enrichi de deux voix, deux artistes, deux histoires : Mamani Keïta, la diva malienne, mêle son chant fascinant aux rimes gutturales du rappeur américain Mike Ladd. Un alliage étonnant, chauffé à blanc par des cuivres bien trempés et une section rythmique musclée. Ils ont mis le feu dans tous les festivals où ils sont passés…

Mamani Keïta, voix ; Mike Ladd, voix ; Michaël Havard, saxophones baryton et alto droit, flûtes ; Aristide Gonçalves, trompette, clavier ; Fabien Girard, guitare ; Samuel Hirsch, basse ; Gérald Bonnegrace, percussions ; Florent Berteau, batterie.


DANYÈL WARO

Cet Opus dédié à la voix offre enfin la possibilité d’inviter Danyèl Waro, qu’on ne présente évidemment pas. La grande voix maloya sera donc de la fête, avec un set où bien sûr le chant sera à l’honneur. C’est Danyèl qui a suggéré à l’équipe d’inviter le même soir son ami Beñat Achiary, poète et chanteur du pays basque. Deux monuments vont ainsi se succéder sur scène. Or, quand ils se croisent, ces deux-là font des étincelles, le genre de magie qu’on ne vit pas sur Youtube mais en live. Et ne demandez pas à Danyèl Waro ce qu’il chantera à Gran Kour ce 10 août, car le matin même il ne le saura peut-être pas encore. A la question, il répond malicieusement : maloya !

Danyèl Waro, chant, kayanm ; Stéphane Gaze, kayanm, chœur ; Mickaël Talpot, rouler, chœur ; Bino Waro, sati, piker ; Loran Dalo, congas ; Gilles Lauret, triangle, chœur.



Dimanche 18/08 - Th. Luc Donat - 18h00 - 30€/25€

CECILE MCLORIN SALVANT & SULLIVAN FORTNER (U.S.A.)

En écoutant Cécile McLorin Salvant, on pense à Billie Holiday et Ella Fitzgerald, forcément. Puis on découvre une voix « qui contient des multitudes ». Elle est la sensation de ces dernières années dans le monde du jazz vocal : " On ne trouve une telle chanteuse qu'une seule fois sur une ou deux générations » en dit un certain Wynton Marsalis. Fille d'une mère française et d'un père haïtien, elle a grandi à Miami mais l'ironie veut que ce soit en France, où elle part étudier le droit et l’opéra, qu'elle découvre les racines du jazz. Cécile McLorin Salvant est révélée en 2010, quand elle reçoit le prestigieux prix Thelonious Monk d’un jury composé d'Al Jarreau, Dianne Reeves, Kurt Elling et Dee Dee Bridgewater... Huit ans plus tard, elle est récompensée d’un troisième Grammy Award pour l’enregistrement du duo qu’elle forme avec l'un des pianistes les plus en vue de la scène américaine, Sullivan Fortner, qui a notamment accompagné Roy Hargrove de 2010 à 2017. Le répertoire, très large, profond, pioché dans la tradition des duos piano/voix, s'étend des reprises de Richard Rodgers ou Stevie Wonder aux compositions personnelles.


Mercredi 21/08 - Église de St-Gilles les Hauts - 19h00 - 10€

ONJAMPEO MALAGASY (Trio Mamiso + Hanitra, Mikea, Eusébia et un chœur)

Un projet autour des voix de Madagascar s’imposait comme une évidence dans cette édition. Il a été confié au Trio Mamiso (Mevah, Njiva et Mamiso), qui s'est entouré des chanteuses Hanitra, véritable icône sur la Grande Île, Eusébia, bien connue dans le monde du salegy, et Soa Ravelo, la nouvelle voix malgache, et d'un chœur : nul doute que les polyphonies malgaches seront somptueusement célébrées, a cappella et en acoustique, en l'église de Saint-Gilles les Hauts. Au programme, des chants traditionnels et des compositions des artistes réunis dans cette formation inédite. Le projet a été baptisé Onjampeo Malagasy (prononcer « ounzapéo malagass »), qui signifie « L’écho des voix malgaches »…


Jeudi 22/08 - Lespas - 20h00 - 25€

TRIO CASADESUS ENHCO (France)

Dans la famille Casadesus/Enhco, voici la mère, Caroline, soprano interprète des plus grands airs du répertoire lyrique, fille du chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus. Et voici les fils, Thomas (piano) et David (trompette) Enhco, pour qui la musique est bien vite devenue la langue maternelle. Tous deux ont suivi une double formation classique et jazz, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et au Centre des Musiques Didier Lockwood, et poursuivent aujourd’hui une carrière de solistes internationaux. Caroline Casadesus a elle aussi exploré la musique au-delà du répertoire classique, notamment en créant avec Didier Lockwood le spectacle Le Jazz et la Diva (Molière du spectacle musical 2006). Mère et fils n’aiment rien tant que se retrouver pour faire éclater les frontières entre les genres, en explorant aussi bien le grand répertoire classique que les standards du jazz et la création originale, passant de Haendel à Bizet, de Purcell à Miles Davis... et à Enhco.

Caroline Casadesus, voix ; Thomas Enhco, piano ; David Enhco, trompette.


1ère partie : OLIVERA TOPALOVIC Olivera Topalovic vient d’ex-Yougoslavie, où elle a commencé le chant par la musique traditionnelle. Sa carrière d’artiste lyrique en France et en Europe l’a amenée à interpréter de nombreux rôles d’opéras, tels que Gilda dans Rigoletto (plus de cent fois !), Papagena dans La Flûte Enchantée, ou Barbarina dans Les Noces de Figaro, pour n’en citer que quelques-uns. Elle a travaillé avec les plus grands chefs d’orchestre de ces dernières années, à l’Opéra de Paris, à Radio France ou au Théâtre du Châtelet. Elle vient de poser ses valises à La Réunion, où elle est professeur de chant au CRR. Elle sera accompagnée au piano par Lauriane Righi, également professeur au CRR, déjà accueillie dans Opus Pocus avec le superbe Trio Opsis.


Vendredi 23/08 - Téat Plein Air - 20h00 - 29€/36€

IBEYI (France)

Les deux sœurs franco-cubaines, aussi jumelles que différentes, commencent à faire de la musique ensemble à l’adolescence, sans plan, sans ambition de carrière, pour donner un sens à leurs vies, pour renouer avec quelques esprits, dont celui de leur père, le percussionniste cubain Miguel “Angá” Díaz, disparu alors qu’elles avaient 11 ans. Depuis, elles n’ont cessé d’inventer une musique à deux voix, subtil nuancier de soul et de folk teinté d’électro, qui puise dans les traditions brésilienne et afro-cubaine. Quincy Jones, Prince ou Beyoncé ont tout de suite été conquis par cette musique des profondeurs, venue de l’intérieur, pour parler des (et aux) absents, en espagnol, en anglais et en yoruba. Le succès fut immédiat, et international. Après deux années de tournées, de rencontres et de nouvelles expériences, Lisa et Naomi sont retournées en studio, avec une énergie nouvelle, pour exprimer ce que cette aventure et cette ouverture sur le monde leur ont appris. Après les Amériques et l’Europe, l’Australie et le Japon, le Bénin et Cuba, voici Ibeyi à La Réunion !

Lisa-Kaindé Diaz : voix, claviers
Naomi Diaz : voix, percussions


1ère partie : AURUS + GUESTS (Bastien Picot Trio + Marie Lanfroy, Fabrice Legros, Gwendoline Absalon, Mickaël Pouvin et Anne Drula)

Bastien Picot, auteur-compositeur-interprète tamponnais vit aujourd’hui entre Paris et la Réunion. Choriste pour Stevie Wonder, Fred Wesley, Charles Aznavour ou encore Yael Naïm, il a récemment enregistré en tant que chanteur lead sur un album jazz réalisé par Richard Bona, avec André Ceccarelli, Sylvain Luc et Hadrien Feraud.

A la Réunion, il travaille entre autres avec Lo Griyo, Maya Kamaty ou encore les Bringelles dont il a pris la direction artistique. Son nouveau projet solo baptisé Aurus est un mélange d’anglais et de créole, un métissage des instruments traditionnels du maloya dans un écrin pop tribale rappelant Bon Iver ou Woodkid. Il prépare un premier album Chimera pour 2020.


Samedi 24/08 - Stella Matutina - 20h00 - 25€

TRIO CASADESUS ENHCO (France)

Dans la famille Casadesus/Enhco, voici la mère, Caroline, soprano interprète des plus grands airs du répertoire lyrique, fille du chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus. Et voici les fils, Thomas (piano) et David (trompette) Enhco, pour qui la musique est bien vite devenue la langue maternelle. Tous deux ont suivi une double formation classique et jazz, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et au Centre des Musiques Didier Lockwood, et poursuivent aujourd’hui une carrière de solistes internationaux. Caroline Casadesus a elle aussi exploré la musique au-delà du répertoire classique, notamment en créant avec Didier Lockwood le spectacle Le Jazz et la Diva (Molière du spectacle musical 2006). Mère et fils n’aiment rien tant que se retrouver pour faire éclater les frontières entre les genres, en explorant aussi bien le grand répertoire classique que les standards du jazz et la création originale, passant de Haendel à Bizet, de Purcell à Miles Davis... et à Enhco.

Caroline Casadesus, voix ; Thomas Enhco, piano ; David Enhco, trompette.


Dimanche 25/08 - Espace Zarlor Casino de St Gilles - 19h00 - gratuit

HARRY PERIGONE

Vous l’avez déjà entendu, forcément, avec Ziskakan, Baster, Bernard Joron ou Christine Salem, derrière lesquels il a souvent posé sa voix puissante et chaude et ses percussions. Harry méritait bien qu’on lui offre le devant de la scène, lui qui est certainement le plus africain des chanteurs réunionnais. Tombé en amour il y a plus de 30 ans avec les grandes voix maliennes et sénégalaises, il nous propose un dialogue avec l’Afrique de l’Ouest symbolisé par ce morceau où les mélodies de Danyèl Waro et Salif Keïta sont si subtilement mêlées. Harry, c’est aussi un enthousiasme contagieux, un rire et une énergie comme vous en avez rarement vus…

Harry Perigone, chant ; Brian Libel, claviers ; Sully Anna, basse ; Philippe Baraka, batterie


M’TORO CHAMOU

Après une tournée qui l’aura mené en Tanzanie, à Zanzibar et au New Morning, à Paris, M’Toro Chamou nous reviendra pour clôturer le festival. Originaire de Mayotte, il mélange les rythmes traditionnels de son île, m'godro, shigoma ou chengué, à des sonorités occidentales blues-rock. Un style inclassable, qu'il appelle Afro M'Godro Rock, et où les percussions traditionnelles mahoraises, taris et n'goma, côtoient la guitare électrique, le banjo et l'harmonica. M’Toro Chamou, c’est une voix, une intensité rock, un groove de l’Océan Indien, des musiciens chevronnés et une expérience live intense. Une belle façon de terminer cet Opus !

M'Toro Chamou, guitare, voix ; Miguy Pétrel, choeur ; Johan Saartave, basse, Didier Dijoux, batterie


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