Coup de coeur

Violons et violoncelles

Opus Pocus 2020

Chaque année le festival Opus Pocus s’intéresse à un instrument de musique et propose au plus large public de le (re)découvrir dans une programmation de concerts de styles musicaux très divers. Violons et violoncelles sont à l’honneur du 4 au 18/12 pour cette 9ème édition.

Opus Pocus accueille des artistes de renommée internationale et de nombreux artistes réunionnais qui, le plus souvent, présentent des projets inédits.

Ateliers et spectacles jeune public, master classes, jam sessions, expositions et projections de films documentaires complètent la programmation.


Programme


Randonnées musicales
Vendredi 4 : Maïdo. Forêt et bord de rempart avec des panoramas sur les sommets de l’île et le cirque de Mafate. 5,5 km en boucle ; 200 m de dénivelé.

Samedi 5 : Grande Ravine. Entre forêt de tamarins et végétation d’altitude, vasques sèches et ravine humide. 2,5 km en boucle ; 145 m de dénivelé.

Dimanche 6 : Ilet Alcide. Immersion botanique jusqu’au Roi des Tamarins par la forêt de Bois de couleur. 3,5 km en aller-retour ; 180 m de dénivelé.


Concerts


Ana Carla Maza

vendredi 04 décembre 2020 à 20h00 | Léspas Culturel Leconte de Lisle | 10€/15€| [complet]
samedi 05 décembre 2020 à 20h00 | Kabardock | 10€/15€|

Certains noms paraissent prédestinés à la musique tant leurs syllabes chantent. Avec sa voyelle unique et ses consonnes aussi douces que le souffle d’un alizé, Ana Carla Maza porte en elle l’harmonie des créatures musiciennes. Il faut dire qu’elle est presque née un violoncelle entre les bras. Son père, Carlos Maza, est un pianiste et compositeur de renommée internationale dont la famille a fui le Chili pour s’établir à Cuba au début des années 80. C’est sur cette île qu’Ana Carla a commencé à s’imprégner d’airs, de rythmes et d’accords avant de poursuivre ses études musicales, à Cuba, en Espagne, puis en France. Elle se produit alors en classique, jazz ou pop, en solo ou avec son père, sa mère guitariste et sa sœur violoniste.



Aujourd’hui, à vingt-quatre ans, Ana Carla écume les scènes des plus grands festivals de jazz. Sa voix et son jeu où se mêlent fougue, indolence et grâce subjuguent, mariant à merveille ses racines latines et son approche décloisonnée de la musique. Elle revisite avec délicatesse les musiques traditionnelles de son enfance, de la bossa nova brésilienne à la habanera cubaine, à travers le prisme d’un langage musical élargi. Rythmes latins, mélodies pop, harmonies jazz et techniques classiques se rencontrent pour créer un univers d’une maturité détonante modelé par une voix suave, des pizzicati percussifs et un archet aérien.

1ère partie : Sėlēnę (Mélanie Badal, violoncelle)

Sėlēnę nous plonge dans l’univers mélodique des musiques arméniennes, où Mélanie Badal crée des thèmes d’Orient à sa façon. Avec pour instruments son violoncelle, sa voix et ses pédales d’effets, elle conçoit des compositions évolutives entre classique, électro-acoustique et musique traditionnelle.


Quatuor Stella

dimanche 06 décembre 2020 à 16h00 | La Chapelle pointue de Villèle | 12€

Le Quatuor Stella est né d’une grande amitié, d’un amour profond pour la musique et du désir d’interpréter ensemble des pièces du grand répertoire. Les quatre musiciennes, qui ont aussi en commun d’avoir chacune obtenu un 1er prix de conservatoire dans leur instrument, d’être titulaires d’un diplôme d’état et d’enseigner, ont adopté la fameuse phrase de Nietzsche : « Sans la musique, la vie serait une erreur ».



Elles se sont naturellement tournées vers le Quatuor pour piano et cordes N°1 en sol mineur (op. 25) de Johannes Brahms, pièce incontournable de la période romantique. Cet opus 25 donne la part belle à chaque instrument, avec de grandes mélodies lyriques au violon et au violoncelle. Son célèbre final Rondo à la hongroise clôture avec brio et fougue une œuvre très appréciée des mélomanes.
La soirée du violon péi
Trois concerts ; du séga, encore du séga, un peu de jazz et du maloya.

dimanche 06 décembre 2020 à 18h00 | Kabardock | 10€/15€

Un hommage à Luc Donat mis en œuvre par Guillaume Dejean.

L’histoire réunionnaise du violon est intimement liée à celle de Luc Donat qui, dès l’âge de 15 ans, tout en se produisant régulièrement avec l’orchestre symphonique de Saint-Denis, participait à de nombreuses fêtes et cérémonies de mariage, perpétuant ainsi la pratique des fameux « jouars » du XIXème siècle.

Auteur et compositeur, violoniste talentueux, Luc Donat a mené une riche carrière artistique, aussi bien à La Réunion qu’à Madagascar ou en France métropolitaine (où il fera nombre de belles rencontres, dont celle de Stéphane Grappelli). « Il fut l’un des premiers musiciens réunionnais à se produire nationalement, voire internationalement, devenant ainsi à la fin des années 1950 l’ambassadeur du séga. À en juger par ses compositions et leur harmonisation, il fut le précurseur d’une symbiose entre la musique traditionnelle réunionnaise et le jazz, entre le séga d’antan et celui de nos contemporains. »

Luc Donat a offert au patrimoine musical réunionnais quelques-unes de ses plus belles œuvres. C’est ce répertoire, enrichi de quelques morceaux jazz et classique arrangés par le violoniste, que Guillaume Dejean (Ousanousava) et ses musiciens portent sur la scène à l’occasion de cette soirée.


FRED ESPEL AKOUSTIK BY LORKÈS NASYONAL LARÉNYON (1ère partie)

Un projet autour des compositions de (et avec) Fred Espel, orchestré et chanté par Serz Dafreville

Si Luc Donat est le roi du séga et Michel Admette son prince, Fred Espel en est peut-être l’éminence grise : un homme discret, mais dont l’influence est capitale. Repéré au début des années soixante par un producteur au flair sûr, ce fin guitariste devient rapidement la cheville ouvrière de la plus fantastique usine à tubes de l’histoire réunionnaise : les studios Jackman. Au sein du Club Rythmique, l’orchestre résident, Fred Espel enchaîne les succès et veille sur les débuts de Jacqueline Farreyrol ou de Michou, pour ne citer qu’elles. Dans les sixties où les reprises de standards anglo-saxons étaient la norme pour les orchestres de bal, il est le premier à saisir le potentiel d’un répertoire de ségas entièrement originaux. Auteur et compositeur talentueux, il fournit au Club Rythmique, puis à de nouvelles générations d’artistes, une longue liste de chansons populaires aujourd’hui emblématiques de la culture réunionnaise, parmi lesquelles l’indémodable P’tit Case En Paille.

Lorkés nasyonal larényon est un ensemble musical à géométrie variable, vitrine de Lékol lamizik larényon, fondée en 2005 par Serge Dafreville.


KERVÉLI (Introduction)

Le répertoire inédit d’un jeune groupe de « maloya à cordes »

Kervéli, c’est un maillage atypique de sonorités, la réunion d’instruments du classique, d’instruments du maloya, de voix et de guitare. C’est aussi l’histoire de cinq dalons qui ont évolué dans des univers musicaux très différents : formés par Bernard Joron, dans les orchestres de séga ou au Conservatoire, en jouant avec Apolonia et Pat’Jaune, sur les plateaux de Run Star ou derrière les platines, ils se sont réunis pour créer et partager une musique nouvelle, nourrie de leurs multiples influences et de la diversité de leurs instruments.


Florin Niculescu Trio - Grappelli Memories

jeudi 10 décembre 2020 à 20h00 | Auditorium Pierre Roselli - Musée Stella Matutina | 22€

« Prodigieux de son, de justesse, d’agilité et de dynamisme », « époustouflant et naturel, brusque et doux, soyeux et brillant », considéré par beaucoup comme le successeur de Stéphane Grappelli, Florin Niculescu, né au sein d’une famille de musiciens, a d’abord étudié la musique classique (premier violon dans l’orchestre de Budapest).

Il vient ensuite en France, où il joue avec les frères Ferré, avec Romane, puis avec Babik Reinhardt, avec lequel il enregistre l’album du New Quintette du Hot Club de France. Il poursuit les rencontres et, en 1999, son album Gipsy Ballads rencontre un vif succès (Album Jazz de l’année).

S’ensuit une longue collaboration avec Biréli Lagrène (dans un quintette qui reprend la formation du mythique Quintette du Hot Club de France), avec les fameux enregistrements Gipsy Project et Gipsy Project & Friends, et une tournée mondiale. Florin Niculescu est aussi régulièrement sollicité par de grands artistes de la chanson tels que Henri Salvador, Charles Aznavour ou Julien Clerc.

En 2008, la sortie du disque Florin Niculescu plays Stéphane Grappelli est une réussite artistique saluée avec enthousiasme. Florin Niculescu tourne en trio, quartet et quintet, dans le projet East & West, dans le spectacle Monsieur Grappelli, et en formation quintet et orchestre symphonique avec Gipsy Rhapsody.



1ère partie : Trio Rhapsodiya.

Les trois musiciennes reprennent, malaxent, transforment, adaptent, interprètent, du duo à la pièce symphonique, de l’œuvre romantique au tango, de l’Europe à l’Amérique centrale... et colorent, de leurs timbres personnels, une musique vivante, réinventée.


Christophe Boney (violoncelle) et Eléonore Guillaume (piano) - Carnet de Voyage

dimanche 13 décembre 2020 à 18h30 | Le jardin de Paulo | 10€

Quand Rachmaninov s’invite dans la caravane du désert, quand Bach se faufile entre les parois des gorges du M’Goun, quand Debussy trouve une résonance avec le vent du plateau de Tarkeddit, et quand musiques arabes, berbères et andalouses rythment le pas des voyageurs…

Installés au Maroc entre 2013 et 2016, Christophe Boney (violoncelle) et Eléonore Guillaume (piano), deux musiciens professionnels passionnés de montagne, de grands espaces et de randonnée, sont partis avec leurs instruments à la rencontre des habitants, là où les montagnes du Haut-Atlas flirtent avec les dunes du Sahara, où les hauts plateaux du Siroua côtoient les gorges profondes du M’Goun… Carnet de voyage est le récit, intime et poétique, en lecture et en musique, de cette fabuleuse expérience.

Possibilité de visite guidée du jardin pour les spectateurs du concert munis de leur billet : rendez-vous au jardin à 16h30.



Fiona Monbet Quintet

jeudi 17 décembre 2020 à 20h00 | Théâtre Luc Donat | 23€50/28€50

Fiona Monbet est une violoniste, compositrice et cheffe d’orchestre franco-irlandaise. Diplômée en violon du CNSM de Paris, elle se consacre ensuite à la direction d’orchestre. Parallèlement à son activité classique, elle mène une carrière de jazz, avec plusieurs disques à son actif (dont Contrebande, Prix TSF Jazz 2018).

Repérée très jeune par Didier Lockwood, ce dernier l’a présentée sur les plus grandes scènes et propulsée dans le monde de l’improvisation et de la musique actuelle. Elle a collaboré avec de nombreux artistes, dont Philip Catherine, Marcel Azzola, Biréli Lagrène ou le réalisateur Tony Gatlif.

Depuis 2019, Fiona est en résidence au sein de l’Orchestre National de Bretagne, où elle collabore avec le chef Grant Llewellyn. En 2020/2021, elle dirigera deux productions avec l’Orchestre, dont des œuvres qu’elle a écrites. Elle est également Directrice musicale de la compagnie d’opéra Miroirs Etendus.

Avec 3 Reflets, Fiona Monbet conduit l’auditeur à travers ses influences musicales. Issue à la fois du classique et des musiques improvisées, elle tisse une trame de ces différents fils musicaux. Si chacun d’entre eux garde son intégrité, sans mélange des genres, l’improvisation vient les assembler et mettre en lumière leurs influences réciproques.



Ballaké Sissoko & Vincent Segal

vendredi 18 décembre 2020 à 20h00 | La Cité des Arts |26€50

« C’est une histoire comme on les aime : une histoire qui chante les vérités et vertus de l’amitié et de la musicalité. En 2009, le joueur de kora Ballaké Sissoko et le violoncelliste Vincent Segal décident de saisir dans un album les conversations instrumentales qu’ils aiment tisser à quatre mains depuis plusieurs années. Enregistré à Bamako dans le studio de Salif Keita, Chamber Music s’attire un véritable plébiscite critique et public, débordant le cadre des genres, des modes, des frontières.



Depuis, la musique du duo, d’une grande noblesse d’esprit et d’une profonde simplicité de mise, n’a cessé de promener sa beauté universelle à travers le monde. Six ans après Chamber Music, la complicité entre les deux hommes, qui n’a cessé de s’enrichir et de s’épanouir au fil de leurs périples, résonne plus que jamais dans Musique de nuit.

Deux musiciens suffisamment maîtres de leurs traditions, de leur art, de leur technique et de leurs instruments respectifs, pour pouvoir se concentrer corps et âme sur tout ce qui les transcende et les dépasse : la respiration, l’interaction, le partage. Et c’est ainsi que Musique de Nuit, ce traité de virtuosité sereine composé à l’abri des terribles grondements de l’humanité, loin de toute démonstration de force, célèbre ce qui sait encore rendre ce monde poétiquement habitable. Loin de sa fureur, et au plus près de ses frémissements vrais. » (Richard Robert)



Infos pratiques


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