Bibliothèque

Sous les lunettes de Zerbinette

Player one

Le Huffington Post a écrit au sujet de ce roman tout neuf : "Harry Potter a grandi, et il est le Player one". Et bien c’est exactement ça, en mieux...

Et pourtant cher lecteur, le petit anglais à la cicatrice m’a longtemps laissée de marbre, je n’aime ni la science fiction, ni les jeux vidéos, et je n’ai jamais mis un orteil dans aucun monde virtuel. Comment alors vous expliquer cet engouement fou pour Player one des les premières pages ?

Nous sommes en 2044 et le monde est chaotique. La pauvreté, l’insécurité et la précarité écologique ont conduit les humains à se réfugier le plus clair de leur temps dans un monde virtuel. Bienvenue à l’Oasis, un univers entièrement créé par Halliday, génie informatique bienfaiteur de l’humanité qui en mourant, laisse à ses utilisateurs un étrange héritage. Un œuf est caché dans L’Oasis et quiconque le dénichera héritera de toute sa fortune. Et c’est la cher lecteur que ton cœur va s’emballer. Il ne te faudra guère longtemps avant de t’identifier à Wade, un jeune orphelin et de plonger avec son avatar Parzival au cœur de cette quête ébouriffante.

Véritable hommage à la culture pop des années 80, tu t’embarqueras aux côtés du héros dans un voyage haletant au cœur des films cultes de cette époque, des Monty Python aux Star Wars, sans oublier Pac Man ni les premiers jeux d’arcade. Tu abandonneras travail, famille, patrie, pour suivre la progression du héros, jusqu’à l’apothéose finale. Ceux qui ont aimé Ravage de Barjavel comprendront mes émois. Reste que la pauvreté des dialogues est largement compensée par la puissance imaginative de Cline.

Alors... Ready Player one ?

Player one d’Ernest Cline, 407 p., éditions Michel Lafon.