Rétrospective

la chronique au jour le jour du Sakifo 2008 : jour 4

un zeste de SAKIFO 2008

Notre zenvoyé spécial, grâce à sa fabuleuse carte de presse et sa tête passe partout, vous fait partager l’ambiance du Sakifo. Samedi 9 août - jour 4 !

Ma bonne humeur est-elle soluble dans les concerts ? Non, mais elle à l’image de la côte du Sud sauvage sous les coups de butoir de l’océan, elle s’érode…

Aujourd’hui je fais un compte-rendu plus bref de la journée d’hier, avec un peu moins de texte que les jours précédents. A l’heure où j’écris ces lignes en effet, le Risofé de Ziskakan ne va pas tarder à démarrer sur la scène de Terre Sainte, et avec lui une nouvelle journée de festival. Alors de deux choses l’une : soit je prends le temps de vous narrer en détails ce qui s’est passé hier. Soit je retourne fissa au Sakifo pour pouvoir vous décrire cette dernière journée demain. Je vais prendre la seconde option.

Mais pourquoi suis-je en retard par rapport aux autres jours, me direz-vous. Tout simplement parce que je suis resté jusqu’à 3h30 pour voir ce que donnait l’after électro du jour.

Expression Night, 69db, Ixy et Crystal Distorsion, telles étaient les vedettes de cette soirée consacrée aux battements par minute et aux infrabass. L’affiche a attiré pas mal d’amateurs d’électro hier soir sur la scène des Filaos, qui a pris des airs de teknival le temps d’une nuit. Mais revenons au début de la journée, où je suis allé faire un tour sur les 3 scènes gratuites disséminées dans la ville. En arrivant à St Pierre, je me suis réjoui d’avoir parié la veille sur le soleil car le temps ne paraissait pas particulièrement favorable. Arrivé à 16h sur la scène Orange, j’assiste à quelques morceaux du groupe Verzonroots, qui présente un nouvel album. L’ambiance est bonne et le public sous le charme. Les premières gouttes de pluie estampillées Sakifo 2008 se font sentir.

A 16h30, au moment où Verzonroots accueille sur la scène Laurence Beaumarchais pour un duo, la « situation s’est nettement dégradée » comme dirait le plus inexpérimenté des présentateurs météo. Une averse s’est abattue à quelques pas de la Mairie, refroidissant au passage les ardeurs du public.

Le lieu se vide rapidement de ses spectateurs et de ses musiciens, chacun se mettant en quête d’un endroit à l’abri de l’humidité ambiante. Ah ! Pourquoi n’avais-je pas mon sakiparapluie à ce moment là ?

Une heure plus tard tout le monde est rassuré : l’averse est passée et les choses vont pouvoir reprendre là où elles s’étaient arrêtées.

Sur la scène SlamLaKour, le rappeur Alex entame son concert à 18h après une présentation slamée. Alex, qui s’était marié la veille, avait une patate d’enfer qu’il a partagé avec un public venu nombreux l’applaudir sur le Front de Mer.

A 18h j’ai rejoint le Village du Festival où les Belges de Sharko s’apprêtaient à investir la Poudrière pour libérer leur rock débridé et mélodique, des plus séduisants. Belle découverte. De l’autre côté, l’étrange Brisa Roché conviait le public à un voyage dans son univers, poétique et déjanté.

Sur la grande scène, le chanteur Cali a fait hurler les filles en entrant sur scène.

Je n’imaginais pas que le chanteur avait tant de fans, plutôt jeunes et plutôt féminins. On sent que Cali a de l’expérience et qu’il sait parfaitement faire le spectacle. Surexcité, le chanteur déboule mégaphone à la main, à droite de la scène, puis à gauche, sautant, criant, exhortant un photographe à immortalisé la foule venue l’applaudir.

Bref, j’ai découvert un showman explosif à mille lieux du chanteur à midinettes que j’imaginais.

En observant le batteur de Cali, j’ai remarqué des gestes connus entre chaque coup de baguette, comme si le musicien n’avait pas tout à fait le contrôle de ses bras. J’ai reconnu Richard Kolinka, l’ex-batteur de Téléphone, excellent musicien.

La belle affiche de la soirée a continué avec les groupes Cocorosie, Natie Bumcello et Dyonisos.

La suite, vous la connaissez dans les grandes lignes. La majorité du public a quitté le Village du Festival, et une autre tribu a fait son apparition, celle que l’on nomme les « teufers ». Chacun était prêt alors à se laisser prendre dans les rets de la Spiral Tribe !

J’allais oublié la question du jour : Pour quelle préparation culinaire cet ustensile est-il indispensable ?

A demain pour un mini bilan de ce Sakifo 2008

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