Rétrospective

la chronique au jour le jour du Sakifo 2008 : le bilan !

un zeste de SAKIFO 2008

Notre zenvoyé spécial, grâce à sa fabuleuse carte de presse et sa tête passe partout, vous fait partager l’ambiance du Sakifo. Le bilan de cette édition 2008 !

Mes tribulations sont terminées. Ma mission est accomplie. C’est l’heure du bilan. Et ce bilan du Sakifo 2008 est à mon sens largement positif. D’ailleurs le public ne s’y est pas trompé puisqu’on parle de 30 000 entrées payantes au bas mot.

Jérôme Galabert et son équipe ont réussi le tour de force de reconstruire en 3 mois et sur un autre site, un festival habituellement organisé sur une année. Cette prouesse n’a rien enlevé à la qualité de la programmation, et il faudrait être bien malhonnête pour nier que ces 5 jours de concerts nous ont offert de belles surprises artistiques.

Personnellement, je garde en mémoire notamment les concerts d’Emily Loizeau, des Sweet Vandals, de Lo’Jo, de Bibi Tanga, de CrossBreed Supersoul, de Soha, de Cocorosie, de Jeff Lang, de Kenny Arkana… moments forts de ce Sakifo 2008.

Et je décerne ma mention spéciale au groupe Moriarty, dont la prestation scénique m’a bluffé au delà du raisonnable. Je suis sous le charme de l’univers de la bande à Rosemary, et pour quelques temps encore !

Au risque de passer pour un mauvais coucheur, il faut tout de même que je parle des choses qui n’ont pas fait l’unanimité pendant le festival. Certains détails dans l’organisation ont en effet suscité quelques mécontentements, entendus ici et là dans les allées du Sakifo.

A commencer par cette rivalité entre les scènes Filaos et Poudrière. D’une part le niveau sonore de la Poudrière avait tendance a parasité le concert des Filaos. Et d’autre part il y eut beaucoup de concerts immanquables pourtant programmés au même moment sur les deux scènes.

Autre reproche récurrent : le prix des consommations dans l’enceinte du Village du Festival, il est vrai assez élevé. 2,5€ pour 25cl de bière, ça commence à ressembler à une TRES grosse marge bénéficiaire… Par ailleurs (et contrairement à ce que j’avais affirmé le premier jour) il n’y avait pas assez de points de restauration, et les files d’attente étaient souvent interminables)

Enfin l’un des points les plus épineux semble-t-il, réside dans le choix du site retenu (Ravine Blanche) et sa difficile interaction avec les autres scènes en ville. Il semble évident que l’éloignement de ces différents points n’ait pas permis le va et vient du public. Conséquence : on peut s’attendre dans les semaines à venir, à entendre parler des vigoureuses doléances des commerçants du centre-ville, qui n’ont probablement que très peu profité de la manne économique du Sakifo.

Ceci dit, je pense qu’on peut féliciter les organisateurs du Sakifo pour cette programmation éclectique et relevée, ainsi que pour tous leurs efforts. Je parie que le Sakifo 2009 sera encore mieux !

Il ne me reste plus qu’à vous faire mes adieux. Je vais rentrer dans mon terrier et hiberner pendant 2 ou 3 mois, histoire de récupérer un peu. Je remercie chaleureusement les internautes qui ont eu la gentillesse de laisser un message à mon attention sur www.azenda.fr

A bientôt

Jojo

Ps : Le prix Alain Peters a été décerné cette année au groupe Groove Lélé.

Galerie Médias