Bibliothèque

Sous les lunettes de Zerbinette

Victoria et les Staveney

Doris Lessing, décédée il y a quelques jours a obtenu le prix Nobel de la paix pour l’ensemble de son œuvre littéraire féministe et engagée. Tout de même. Et je dois te l’avouer piteusement cher lecteur, je n’avais jamais rien lu d’elle.

Ce court roman démarre derrière les barreaux d’une cour d’école à Londres. Victoria, une fillette noire attend sa tante malade qui ne viendra pas la chercher. Ne sachant que faire d’elle, le directeur la confie pour une nuit aux Staveney, illustre famille blanche. Cette incursion dans le beau monde laissera une empreinte marquante chez Victoria. Des années plus tard, elle a une aventure avec Thomas Staveney. Elle accouche en secret d’une petite Mary. Consciente du déterminisme social et racial qui pèse sur l’époque, elle se résout à présenter sa fille aux Staveney, dans l’espoir qu’ils lui assureront un avenir meilleur que le sien... Et se voit progressivement dépossédée de Mary.

Certes, le sujet est poignant, et pour autant, ce récit ne m’a pas ébranlée. Sans doute parce qu’il a été maintes et maintes fois traité, ensuite parce que le récit tient plus de l’esquisse (124 pages) que du roman et perd de fait en intensité.

Victoria et les Staveney de Doris Lessing, 124 p., éditions J’ai Lu.