Festival

14ème édition du Festival du film d’aventure

Viv’ Out’ Rêve

« Au bout du rêve », tel est le fil rouge de ce festival. Mais encore ? Cherchons le point commun entre tous ces films. Au départ, ce sont des types, a priori un peu barjes, qui se mettent en tête des idées complètement farfelues…

Exemple : « tiens, Google Map indique une rivière au milieu du Groenland : allons voir à quoi elle ressemble ». Quelle idée… Oui, mais voilà, eux, ils trouvent que c’est important. Le rêve, voyez-vous, c’est important. Et vous savez quoi ? Ils le font. Ils vont au bout du rêve. Ils en reviennent et alors ils le partagent. Et là, il se passe quelque chose d’un peu magique : on repart en se permettant de rêver, à notre tour. Les aventuriers sont là pour nous rappeler de temps en temps que l’impossible, ça se tente.

Au lieu de vous parler de tous les films, qui pourtant le méritent bien (et dont vous pourrez retrouver les pitchs et bandes annonces dans les pages agenda consacrées), j’en choisis trois, selon des critères purement arbitraires et spontanés.


Into twin galaxies de Jochen Schmoll

Sarah McNair Landry a grandi avec l’océan Arctique comme terrain de jeu. A 18 ans, elle a déjà atteint les deux pôles. Depuis, elle a traversé la calotte glaciaire du Groenland 5 fois. Erik Boomer est un kayakiste professionnel. Son dada : les descentes de cascades, en mode extrême.

Le kayakiste Ben Stookesberry, lui, se définit comme un explorateur de rivières. Il a à son palmarès 70 premières descentes dans 15 pays différents.

Un beau jour ces trois-là décident de partir ensemble en expédition. Ils ont découvert l’existence d’une rivière au beau milieu du Groenland sur Google Maps qu’ils ont l’intention d’aller voir de plus près. « Pour atteindre cette rivière, ils devront traverser la calotte glacière sur 600 miles, se déplaçant à ski et en kite-surf, tirant chacun leurs vivres et leur kayak. L’expédition durera 46 jours. Très vite, les choses s’avèreront bien plus difficiles qu’ils ne l’avaient prévu mais leurs efforts seront récompensés par des découvertes qu’aucun n’aurait pu imaginer ! »

  • Pourquoi j’irais voir ce film ? Pour la beauté des images (j’ai un faible pour les paysages arctiques), pour le côté « explorateurs des temps modernes », et pour l’idée saugrenue.


The week-end sailor de Bernardo Arsuaga

Ramon Carlin est mexicain. Issu d’une famille très pauvre, il gravit les échelons à force de travail et de volonté. Et il finit par faire fortune en vendant des machines à laver.

C’est par hasard, en feuilletant un magazine de voiles, que Ramon découvre l’existence de la Whitbread, course prestigieuse autour du monde, en équipage. Il n’a jusqu’alors que peu navigué mais il adore ça. Il décide tout simplement de s’y inscrire.« Lorsque je me suis inscrit à la course, on m’a demandé sur quel bateau j’allais courir. J’ai dit que je ne savais pas mais qu’une chose était sûre : c’est que je serais au départ de la course.[…] Et puis je me suis retrouvé en Finlande… C’est là que j’ai découvert le Swan 65 ». Soit, pour le bateau, c’est chose réglée. Reste à trouver un équipage. Qu’à cela ne tienne, il recrute sa femme, son fils, ses neveux, un de ses employés qui sera affecté à la cuisine ainsi que quelques jeunes de diverses nationalités, davantage attirés par la perspective d’un voyage autour du monde que par la navigation. Pour peaufiner l’équipement, il embarque à son bord grands crus, caviar et spiritueux en quantité.

La joyeuse troupe de marins d’eau douce fait tâche sur la ligne de départ (sur laquelle on retrouve notammentle grand Tabarly sur son Pen Duick) : l’équipage est abondamment raillé et caricaturé par certains journalistes et observateurs. Franchement, c’est pas sérieux ! Mais attendez voir…

  • Pourquoi j’irais voir ce film ? A cause de cette phrase « bateau » (haha) qui prend là tout son sens : « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Aussi parce que c’est un magnifique pied de nez aux snobinard de tous les milieux. Et enfin parce que le coup du pinard me rend cet équipage de doux rêveurs encore plus sympathique.


Surf the line de Jeremy Frey

En 2015, Anicet et Tancrède ont eu une idée lumineuse ! Surfer dans les airs. Plus de deux années après, les Flying ont concrétisé ce projet fou sur une tyrolienne d’un kilomètre de long à 600m au-dessus du vide, à plus de 70km/h dans le Vercors ! Avec un parachute de base-jump dans le dos et un ami pour faire contrepoids, il n’y a plus qu’à profiter de cette sensation incroyable qui se termine par une chute en apesanteur

  • Pourquoi j’irais voir ce film ? Parce que l’idée est juste délirante, et le fait de l’avoir réalisée procure cette joie enfantine et légère du défi relevé. C’est beau et bon, juste pour ce que c’est.

Lalou


  • Festival du Film d’Aventure 2018
  • Soirée d’ouverture | Samedi 5 mai 19h | St Gilles | Plage de Cap Homard | Gratuit
  • Mercredi 9, jeudi 10, vendredi 11 mai 19h | Samedi 12 mai 9h30, 14h30, 19h30 | Le Tampon | Luc Donat | 12/14€ séance - Pass 6 films 32/36€
  • Mercredi 16, jeudi 17, vendredi 18 mai 19h30 | St Denis | Téat Champ Fleuri | 12/14€ séance - Pass 6 films 32/36€

Les films projetés à la soirée d’ouverture :