Théâtre

Discours à la nation

La fidélité, ça a du bon. Fidélité à la famille Murgia, déjà : après Fabrice et son spectacle « Notre peur de n’être », c’est le cadet, David, que nous accueillons. Que nous ré-accueillons, même, puisqu’il avait déjà foulé la scène du Grand Marché avec le Raoul Collectif, pour un « Signal du promeneur » d’anthologie. Cette fois simplement accompagné d’un guitariste, il incarne d’une présence électrique le texte cinglant de l’auteur italien Ascanio Celestini. Quand la Belgique et l’Italie s’unissent pour gifler nos résignations, on ne demande qu’à tendre l’autre joue.

On le compare souvent à Dario Fo : pour son origine, bien sûr ; pour la dimension sociale de son théâtre-récit, pour l’humour grinçant qu’il y déploie. C’est peu dire qu’Asciano Celestini est un être viscéralement engagé, un militant, retournant contre lui-même le cynisme du monde contemporain pour mieux le mettre à nu et en souligner l’absurdité. « Discours à la nation » est une succession de fables cruelles, un portrait au vitriol d’une certaine classe dominante qui en dit tout aussi long sur l’abnégation des dominés. Provocateur… et salvateur !

Création d’Ascanio Celestini et David Murgia
TEXTE ET MISE EN SCÈNE
Ascanio Celestini
INTERPRÉTATION
David Murgia
COMPOSITION ET INTERPRÉTATION MUSICALE
Carmelo Prestigiacomo
ADAPTATION FRANÇAISE
Patrick Bebi
CRÉATION LUMIÈRES
Danilo Facco
SCÉNOGRAPHIE
Chloé Kegelart
RÉGIE LUMIÈRE
Manu Savini
RÉGIE SON

Philippe Kariger/Julien Courroye
UNE COPRODUCTION
du Festival de Liège et du Théâtre National/ Bruxelles.

AVEC LE SOUTIEN DE
L’ANCRE/ Charleroi dans le cadre de ‘Nouvelles Vagues’.