Musique / Festival / Electro

Jour 1

Electropicales 2019

Les Electropicales sont de retour, pas de grand discours tu connais le principe :


Main Stage : Street Life


En filigrane, au sein des Electropicales, le hip-hop a toujours été présent – du Peuple de l’Herbe à Missill… Logique : la connexion entre ce style et la musique électronique a toujours été vivace, dès les débuts : remember Afrika Bambaataa samplant Kraftwerk !


- 17h00 : Sleepy Tamashi

Féru de hip-hop – à commencer par la danse – et marqué par des artistes comme MF Doom et surtout Flying Lotus, mais aussi par la musique électronique stylée de Mr Carmack, Sleepy Tamashi s’est lancé fin 2014 dans le beatmaking.

Sa rencontre avec le crew So Watts le propulse un cran plus haut, lui permettant d’ouvrir récemment pour Jo$man à la Cité des Arts : voici un jeune artiste réunionnais qui est aujourd’hui en pleine ascension et dont l’originalité méritait assurément un zoom appuyé cette année sur Electropicales. Coup de cœur !


- 19h00 : Da Skill

Dernière recrue de la So Watts family, Da Skill est le dynamiteur de basses, l’agent X de la déflagration sonore. Gamin de l’underground hip-hop dionysien, ce b-boy a commencé très tôt à se frotter aux platines et au scratch, mais aussi au breakdance et au parkour.

Proche de New Gravity qui cartonne avec le spectacle Emergency, il passe du son pour les crews de danseurs, s’active dans le monde associatif et affûte ses Technics de combat. Da Skill est le maître du scratch, l’homme qui improvise aux percus sur son synthé en live, le performer turntablist qui fait lever les mains. On vous aura prévenu.


- 20h30 : Kekra

Avec pas moins de quatre albums en deux ans, Kekra est l’un des rappeurs les plus prolifiques du rap game, lui qui débuta en 2015 en mode freestyle.

Véritable ovni musical, le MC nomade des Hauts-de-Seine apparait toujours en avance sur son temps, tourne ses clips à Tokyo, à Miami, en Belgique ou encore au Togo, tout en conservant l’anonymat autour de son identité.

Après le succès de ses trois projets Vréel, ce dingue de manga et d’Asie est revenu sur le devant de la scène rap francophone avec son album Land.

Toujours en évolution avec ce nouveau projet, les flows continuent de se multiplier et les productions se déstructurent, tout en maintenant une attention particulière à son univers visuel riche en références et indissociable de sa musique à l’image des clips Viceland ou encore Wing Shun.

Live, masqué, anonyme, Kekra retourne les salles


- 21h30 : Hamza

À l’heure où Bruxelles est devenue l’épicentre du rap francophone, Hamza, l’un des précurseurs de cette scène (il est actif depuis 2013 en solo) regroupant également Roméo Elvis ou Jean-Jass & Caballero, ne cesse d’explorer de nouveaux horizons depuis qu’il s’est révélé au-delà de sa ville avec la mixtape H-24 en 2015.

Cette quête l’a conduit à une indéniable maturité musicale, qui prendra une tout autre ampleur au printemps, dans la foulée du single Paradise : il s’apprête à sortir un son premier album également titré Paradise, juste avant son passage aux Electropicales.



- 22h30 : AZF

Elle commence le clubbing au Pulp, puis chez Moune où elle est physio pour les soirées lesbiennes Corps vs Machine. Devient directrice artistique des soirées Jeudi Minuit à la Java, grande prêtresse des Qui Embrouille Qui, résidente sur Rinse France et bientôt à la Machine du Moulin Rouge, s’est installée en bonne place sur les line-ups des plus grands festivals et clubs (Nuits sonores, Montreux Jazz, Dour, Concrete, Tresor…) et s’affiche à la Une des magazines spécialisés.

Elle, c’est AZF : le visage incarnant la techno dure en France depuis trois ans. Nous l’avions invitée pour sa première date réunionnaise lors du Club Queer au Palaxa. Audrey Carcassonne, aka AZF, est de retour pour sa première aux Electropicales avec un set aussi inédit que spécialement conçu pour nous : trois heures allant du hip-hop qu’elle adore à la techno industrielle dont elle est la maîtresse.



- 1h00 : Bjarki

En seulement trois ans, Bjarki Rúnar Sigurðarson s’est révélé comme l’un des artistes clef de la scène électronique contemporaine.

L’Islandais, par la grâce de son tout récent album Happy Earthday paru en février 2019 sur le label berlinois Studio !K7, s’éloigne pour la première fois du dancefloor pour plonger l’auditeur dans un état d’esprit immersif et atmosphérique au fil de l’écoute de ce disque.

Mais derrière les platines, c’est bel est bien sa techno droite mâtinée d’IDM et de subtiles nappes qui en ont fait une figure importante des clubs et festivals d’aujourd’hui : il saura le démontrer pour clôturer ce vendredi en beauté.


Chapiteau : Madchester


L’Hacienda, vous voyez ?

Le club mythique fondé par New Order à Manchester, là où toute la scène post-punk et le label Factory ont débuté, là où l’acid house a explosé lors du second Summer of Love, là où Laurent Garnier débuta, couvé par un certain Dave Haslam.

C’est ce dernier, DJ cultissime en Angleterre et résident de l’Hacienda, que nous convions pour clôturer en beauté une soirée qui débutera rock et hardcore stylé power trio, dérivant vers l’énergie corrosive de Nova Materia et le synth-punk irrésistible de KilKil, avant d’exploser le dancefloor d’une vibe MADCHESTER


- 17h00 : Dj Slip

DJ Slip ne porte pas de slip et n’est même pas vraiment DJ. C’est une escroquerie totale. Alors viens pas pleurer.

C’est ainsi qu’il se présente, à nu, ou presque. Mais DJ Slip n’est pas un commercial itinérant proposant des sous-vêtements, nostalgique du kangourou, car lui ce qu’il garde dans sa poche, ce sont les pépites rock’n’roll glanées au fil de nuits blanches passées à digger dans les réseaux obscurs pour concocter des sets épiques et foutraques qui filent la bonne humeur.


- 19h30 : Riske Zéro

Groupe de rock garage né en 2004 de la fusion de quatre musiciens aux influences diverses, Riske Zéro déploie des titres en forme de coups de projecteurs sur les comportements humains et sur des tranches de vie.


- 20h40 : Pamplemousse

Pamplemousse est un trio bien puissant délivrant un blues abrasif quelque part entre Rl Burnside, Unsane et George Michael

Si l’esprit underground domine, c’est que le groupe est adepte du do It yourself, autant pour les visuels, argentiques, que pour la musique, composée, enregistrée et mixée par ses soins. Leur premier album brut et frontal, sorti sur le label À Tant Rêver du Roi, a enthousiasmé la critique spécialisée et leur a valu d’ouvrir pour la légende noise Unsane lors de son dernier passage parisien.


- 21h50 : Nova Materia

Voilà un duo qui a fait du bruit en bien peu de temps, dans tous les sens du terme : Caroline Chaspoul et Eduardo Henriquez ont donné naissance à Nova Materia il y a quatre ans, sur les cendres du groupe Panico.

Signés sur le label belge de référence Crammed Discs après avoir été épaulés par Chloé et Kill the DJ, repérés aux Transmusicales l’hiver dernier, la paire se prépare une année explosive. Puissant, organique et hypnotique, le son de Nova Materia emprunte aussi bien à la musique industrielle, au krautrock et au post-punk, qu’à la techno, au monde des concerts qu’à celui de la performance.

C’est primitif et futuriste, ça se danse comme du LCD Sound-System, ça se savoure comme du Einstürzende Neubauten : mais c’est Nova Materia, et vous vous en souviendrez.


- 23h00 : KilKil

Furieux trio issu de la survitaminée scène rock réunionnaise, emmené par Pascale à la basse et au chant, Charlou aux synthés et Johny à la batterie, KilKil a écumé depuis 2014 les scènes de l’île, d’Afrique du Sud et d’Europe pour propager son synth-punk, qui après quelques singles (en vinyle !) se voit enfin gravé cette année dans le marbre, ou du moins sous la forme d’un album dont l’artwork a été confié au Sud-Africain Conrad Botes, éminent dessinateur de bande dessinée et tête pensante du génial crew de Bitterkomix.

Autant dire que nos amis de KilKil ont du goût et un sens certain de la contre-culture grinçante et sans compromis, feeling que l’on déniche évidemment dans leur son : bref, du punk et des synthétiseurs analogiques, soit la rencontre parfaite pour faire copuler sur un dancefloor et dans une joyeuse furie les adeptes de Rock à la Buse avec les aficionados des Electropicales !


- 00h00 : Dave Haslam

Pour présenter Dave Haslam, difficile de passer outre le nombre de sets qu’il a donné à l’Hacienda, le légendaire club de Manchester appartenant à Tony Wilson (Factory Records) et New Order, épicentre de la scène Madchester et de l’explosion de l’acid-house à la fin des 80’s : plus de 450 nuits à faire vibrer le dancefloor… tout en écrivant dans son fanzine Debris, repéré par la légende de la BBC, John Peel. Autant dire que certains, tels Laurent Garnier qu’il a aidé à débuter et les Chemical Brothers qui lui ont emprunté beaucoup, lui doivent énormément.

DJ mais également écrivain (cinq livres à son palmarès), Dave Haslam fut le DJ sur Stone Roses Tour en 1989 et 1990, joua au Rex Club et a été convié par Gorillaz ou encore Depeche Mode pour leurs after partys… Garnier ne l’a jamais oublié et l’a invité pour un back2back lors de son festival Yeah en 2014, Seth Troxler a fait de même à Manchester (et lui a acheté sa collection de vinyles !).