Dessin

Abeil & Crab

Du 1er au 29 juillet inclus, dans le cadre de son activité de mécénat et de l’ouverture toute la journée sans réservation, la VILLA RIVIERE accueillera deux artistes contemporains :

Hugo TORGEMEN alias CRAB et Mathieu LOF alias ABEIL.

CRAB présentera un ensemble d’oeuvres sur tôle. Ce travail de la tôle est issu d’une forte envie de l’artiste de changer de support au profit d’un support péi, la tôle. La tôle raconte à sa manière l’histoire de l’évolution réunionnaise avec ses cases sous tôle, l’arrivée de l’industrie, la mondialisation et la consommation de masse. Couplée à la rouille, encre indélébile, elle présente un intérêt esthétique et graphique.

Art, bombes, esquisses, insularité et légendes, voilà en quelques mots ce qui caractérise ABEIL.

ABEIL est un jeune artiste originaire de l’île de La Réunion, passionné par l’illustration depuis l’adolescence, puis par le graffiti un peu plus tard. Il découvre les joies d’un art « interdit » et la rue devient vite son terrain de jeu préféré. Au fil des années, ABEIL travaille sa technique et son trait, il est aujourd’hui peintre et illustrateur, son travail sur toile a néanmoins gardé l’esprit graffiti.

Après un an de formation à L’ILOI (Institut de l’Image de l’Océan Indien), il intègre l’Ecole supérieure d’art du Port. Durant ces quatre ans d’études, il s’initie à d’autres médium comme la sculpture, le sérigraphie, la gravure, les installations, etc.

En 2012, ABEIL fait sa première exposition solo et présente son « nounours », personnage qu’il a créée dans la rue et qu’il décline sur différents supports. Dès lors, son univers ne cesse d’évoluer ; allant du trait rond et doux du nounours vers un trait plus dur et réaliste. Aujourd’hui, l’univers d’ABEIL est un condensé de personnages énigmatiques à tête d’animaux, de paysages urbains de son île natale et de vanités.

Inspiré d’abord par la légende urbaine locale de « l’homme coq », il s’intéresse par la suite aux Dieux à tête d’animaux à travers la mythologie et les légendes de l’Océan Indien et d’ailleurs. Il a ainsi revisité la Venus de Milo.

A partir de 2014, ABEIL développe un goût particulier pour la peinture figurative ; lui vient alors l’idée de mélanger peinture et graff sur ses toiles. « Lorsque ma toile est assez grande je commence par l’esquisse puis viennent les grands aplats directement à la l’aérosol, pour finir je travaille les détails au pinceau ».

Actuellement l’artiste travaille le plus souvent en noir et blanc, en nuances de gris avec une petite touche de couleur, selon lui le « noir et blanc » transporte, il est charmant, intemporel et sublime la couleur qui l’accompagne.