Peinture

Entre Bard-zour et Ti-Brine, je suis cette vie qui regarde le passé et le présent

Galerie Médias

L’hommage de Louis Georget BOYER aux Hauts de l’île.

Explorez les Hauts de l’île et ses paysages uniques… Arrêtez vous un instant et revivez une scène de la vie « lontan »… Imaginez ces esclaves en fuite, ces esclaves marrons, leurs périples, leurs espérances…

Une exposition sincère, un hommage à notre patrimoine naturel et culturel.

« Je me revois à 4 ans suivre mon père et sa bertel, avec ma petite bêche sur mon épaule…et mon père de me dire : « Alé la kaz » (Va à la maison) et mes premiers pleurs…
Ou le souvenir du grand-père paternel qui construisait une case en paille me demandant de venir regarder « Lo dernyé kaz komsa » (La dernière construction de ce type).

Mais par-dessus tout, je veux témoigner de ce qui est aussi important pour les créoles que la varangue ou le salon, ce lieu de vie qui est la « kizine fé d’bwa » (cuisine au feu de bois).
Cet endroit où les joies, les réussites ou les peines se discutent, s’entretiennent ou s’atténuent doucement, un peu comme le feu qui s’apaise, devient braise après la cuisson du repas.
Ce lieu de vie, je dirais même, cette époque est au cœur des réunionnais comme un désir ardent, une blessure brûlante, un choix entre modernité et « lontan » (vie d’avant) qui éclate en cayambre (instrument de musique) comme le bruit des saucisses entrain de frire dans la marmite. »

Louis Georget BOYER