Dessin

Et après...

Et après...

En questionnant la survie, nous savons que la nature a la faculté de se défendre et de se transformer,

Cette nature nous est-elle si étrangère ? Le conflit entre l’homme la nature a t il encore un sens ? Ne sommes nous pas comme les animaux de Gorg One en envol, en suspens, en fuite d’une folie que nous avons nous même engendrée ? Et ces exo planètes, ces terreaux fertiles de vie ; composées par Alain G. , qui nous rappelle que notre planète est d’abord une « boule de vie ». Les voir nous renvoie à la dimension sacrée de notre terre.

Ces deux approches artistiques nous guident dans une méditation esthétique et interpellent notre rapport avec la nature et notre responsabilité à son égard. Gorg One peint et sculpte le mouvement des animaux, leurs âmes. La nature est à la fois fragilité et force ; contre balancier du léger-lourd, monstre-gracieux. Les animaux monde de Gorg One, courent, s’envolent, s’échappent.

Alain G. suspend des sphères végétales qui apparaissent comme ayant leurs propres écosystèmes. L’œuvre prend forme avec le temps, l’espace, la lumière. Les racines aériennes d’Alain G. définissent les contours, dessinent les lignes. Le système racinaire est en équilibre et déséquilibre. L’œuvre devient autonome. Les éléments terre-eau-air, l’odeur de cette nature est présente dans le choix des plantes, des bois endémiques > monstera deliciosa, pied de café, philodendron. Gorg One peint des animaux monde et Alain G. crée des écosystèmes donc des mondes. Leurs démarches respectives ont ce point commun, qu’ils ont décidé de mêler au travers d’un travail artistique mené tout au long de cette année 2016.

Les animaux nagent, planent, se laissent guider par leurs intuitions et par le vent qui les transportent. Des silhouettes signalent l’apparition ou la disparition sous forme de jeu du visible et de l’invisible. Vision surréaliste d’animaux fantômes, parfois seuls, et souvent, en groupe.

Dans une sculpture métallique la végétation en suspension, épurée et fragile, sort du béton. Une mise en abîme avec le métal fait surgir une vision apocalyptique. Cette image est renforcée par les animaux monde qui traversent, entre les lianes, ces espaces en mutation.

Le chant poétique végétal d’Alain G. ramène la nature dans l’espace urbain, la présence végétale dans les peintures de Gorg one occupent, ici, l’espace réel. Le travail de Gorg one tout en légèreté, harmonie, tendresse, offre une vision positive de ce qui va se passer, de l’exode.