Rencontre

Un hommage à Edouard Glissant

Le banquet des archipels

Olivier Darnén & Jehan Colson

Olivier Darné est plasticien et éleveur d’abeilles urbaines. A l’occasion du vernissage de l’exposition du Ministère de la Culture, Quand les artistes passent à table, il vous invite, avec la collaboration de Jehan Colson, chef du restaurant dionysien « La Fabrique » à partager un repas… Un moment de découverte pour interroger les relations entre le sauvage et l’urbain, la « biodiversité culturelle » de l’homme et de son milieu.

Le banquet des archipels
Un hommage à Edouard Glissant

Pour Olivier Darné, l’idée d’archipel allie deux notions contradictoires : celle de l’isolement de l’île et celle de la liaison et de la notion d’ensemble. D’où les caractéristiques qu’Edouard Glissant accorde à la pensée archipélique dans son Traité du Tout-Monde : « l’ambigu, le fragile, le dérivé ». Cette pensée « consent à la pratique du détour, qui n’est pas fuite ni renoncement, ces sortes de diversités dans l’étendue, qui pourtant rallient des rives et marient des horizons »

Le banquet des archipels souhaite ainsi mettre en relation : un chef de cuisine, un artiste des production naturelles, des productions agricoles, des agriculteurs, des mangeurs, une ile et un continent, une terre, un océan et un ciel, le sensible et le politique... Il propose dans un premier grand partage de constituer un tout, un ensemble, autour d’une cuisine, d’une table de repas et d’ un théâtre.

Un miel, des mieux

En relation avec les abeilles depuis plus de 20 ans, Olivier Darné intervient dans le champ de l’art et de la vie d’une façon singulière, en posant ses abeilles, ses installations et ses questions sur les trottoirs des villes… Avec le collectif d’artistes le Parti Poétique qu’il fonde en 2003 à Saint- Denis (93) et qui essaime en France et dans le monde depuis 2010, il développe un projet de recherche transdisciplinaire qui lui permet d’élaborer, autour du principe de « pollinisation de la ville », différents travaux de recherches mêlant « art, environnement et politique » dont depuis 2009, le projet de la Banque du miel.

Sur l’invitation des TÉAT se crée une passerelle symbolique et véritable entre les Saint-Denis du 974 et du 93 où l’abeille deviendrait le témoin. " Un miel, des mieux " est donc le nom de cette résidence de création. Un temps de travail et de recherche où le paysage réunionnais mettrait au pluriel la diversité du miel et du monde, la richesse de ce qui lie l’art et la table, de tout ce qui fait de nous société, entre Nature + Culture + Nourriture.

Texte de présentation : Teat


  • France, La Réunion
  • Dîner Sensible – Saint-Denis 2018 / Photo © Anne-Claire Héraud