Vie464 & Lynda Kettouche

Venez découvrir pendant un mois la double exposition de Vie464 & Lynda Kettouche avec des séries intitulées respectivement "Les Jeux sont faits" & "SOLARIS"..


Vie464 :

Après de nombreuses années d’errance et d’expérimentations et solo, Vie464 des son nom d’artiste qu’elle préfére utilisé, a été formée au dessin et à la peinture à l’Atelier Jean-Jacques Houée, à l’Eperon. Après quelques recherches sur l’éclatement de l’espace ayant donné lieu entres autres à de grandes toiles abstraites, elle revient à ses premières amours, les collages, recomposant le monde à sa manière en suivant un fil conducteur : “qu’y a t’il derrière les apparences”.

En 2016, elle s’attelle entre autres à « Châteaux de Cartes », série de tableaux en cartes à jouer découpées.

Une idée en amenant une autre, un texte est écrit qui commence à raconter une histoire. L’histoire se poursuivant amène la nécessité de réaliser d’autres tableaux, qui en deviennent les illustrations. Ce projet se poursuivt en 2017 et se terminera par l’édition d’un livre. Parallèlement, elle prépare des conférences/ateliers autour de l’histoire de l’art pour des jeunes à partir de 5 ans. La première, sur Michel Ange, date de juin 2017.

Elle propose également des « Journées de Vie », qui délocalise les arts plastiques directement chez vous. Une journée entière sur un thème donné, avec un cours de dessin proprement dit sur quelques heures, un repas partagé et la réalisation d’une œuvre collective ensuite. »

Sa démarche :

"Ma démarche artistique s’inscrit au quotidien dans ma recherche de sens, d’équilibre et de sérénité.

Très souvent, je rêve une œuvre ou elle s’impose à moi au sortir d’une séance de méditation. Elle murît ensuite un temps indéterminé, parfois quelques heures, parfois plusieurs mois. Puis je l’oublie, ou je la réalise. Très souvent aussi, je "tombe" sur des matériaux qui me parlent (objets, bouts de choses divers et variés, images tirées de magasines, de publications, d’affiches... ou récupérés par-ci par-là.) et je les assemble dans une tentative de proposer une nouvelle harmonie. Je m’intéresse à la réalité de la matière, nano particules en mouvement dans un champ d’information continue appelée conscience.

Lorsque je travaille j’ai toujours à l’esprit que les éléments de matière visible que j’assemble ne sont qu’apparences dues à nos capacités de perception réduites.

La série de collages que je vous propose s’appelle "Châteaux de cartes" et compte pour l’heure une dizaine de tableaux. A partir des mêmes éléments, je compose différentes scènes racontant une histoire. Je remplis, en dessinant des formes simples, points, lignes et ronds, les espaces entre les éléments de façon à composer une image complexe où le spectateur puisse se balader et si possible, se laisser aspirer. Parfois en laissant juste assez de "vide" (le vide en art visuel est l’alter égo du silence en musique) pour permettre la compréhension. Il ne s’agit pas de "où est Charlie ?" mais bien de "où est le réel ?".

Je décris une réalité plate, en oubliant sciemment toutes les bases académiques, avec pour base les trois couleurs alchimiques (noir, blanc, rouge of course) en majorité, avec parfois un peu de bleu ou de jaune (or). Je n’oublie jamais de m’amuser.

Pour les collages je travaille à l’ancienne, avec des ciseaux, de la colle, du papier, ou avec Photoshop dans certains cas très rares, ce qui me permet de faire imprimer des séries (digigraphie). J’ai en tête un vaste projet de grandes toiles à la peinture à l’huile à partir de mes collages petit format. Je pratique également la lino gravure."


Lynda Kettouche  :

Née à Alger en 1969, d’une mère Française et d’un père Algérien, réside et travaille sur l’île de la Réunion.

Suite à une formation technique classique, elle choisit de vivre un parcours artistique éclectique qui lui fait découvrir le décor scénique, les fresques murales et le trompe-l’oeil, la création de bijoux fantaisistes... Portée par la Joie & la curiosité, le vent des rencontres & le partage l’ont amenée à s’essayer à l’ancestrale technique du "Banko" Africain pour la sculpture en bronze, se former aux rudiments de la Joaillerie au Brésil, travailler avec les perles noires en Polynésie, peindre sur planche de surf, customiser une caravane Hippie...

Ses origines, son lieu de Vie, ses expériences et voyages la font se définir comme une citoyenne du Monde, ce Monde qui pour elle, tend vers un processus de pacification, tellement lent et certes imperceptible dans le système actuel de globalisation, mais pourtant sous-jacent.

Un des aspects positif à observer de nos jours, est le métissage des peuples qui ne fera que s’accroître, gommant la peur de la différence de l’autre chez les hommes et les femmes pluriethniques du futur ?

Sans être dans une romantisation optimiste, un regard sur l’Histoire nous montre que toute civilisation étirée à l’extrême, a cessé un jour d’exister pour laisser place à un renouveau. L’échelle du temps étant toute relative.

Lynda Kettouche envisage l’acte de création artistique comme un moment unique de connexion au Soi, un lâcher-prise du mental permettant de frôler, parfois même de toucher ce qu’elle considère comme l’essence de la Vie, la Source, maître de l’inspiration.

Son travail actuel est basé sur la contemplation de la Nature et sur ses résonances, son ressenti interne, son pouvoir calmant et équilibrant. Elle met à présent en scène l’Humain, transfiguré par ces résonances naturelles, sources de Vie, faisant apparaître les liens entre les Mondes intérieur et extérieur qui pour elle sont inévitablement en correspondance. En adéquation avec les lois quantiques énonçant que l’intention & l’attention portées aux choses par l’Humain déterminent la teneur de la matérialisation qu’il perçoit, elle pose son regard sur la beauté de la Nature et du Monde, préférant contribuer, de cette façon, à créer une réalité lumineuse qui apaiserait l’Âme.

Au-delà de toutes associations à quelques croyances, elle ressent que la Nature est Esprit, que minéraux, végétaux, animaux et humains sont subtilement reliés ; cela nous ramène à entendre les nombreux cris d’alerte lancés à une part d’Humanité, qui, dans le déni du respect des lois évidentes Universelles de la Nature nourricière et régulatrice, la meurtrit sans répit depuis l’avènement de l’ère industrielle, et met en place une hybridation technologique du vivant, loin de faire l’unanimité dans tous les domaines.

Ainsi, nous suggère-t-elle une appropriation visuelle de son travail comme une invitation méditative, afin d’explorer nos propres cartographies personnelles.

Au gré de la perception du Monde qui nous entoure et de celui de l’Intra, comment chacun de nous intéragit-il et vit-il son rêve conscient ?


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