Musique

Total Jazz 2017

Les Amazones d’Afrique

Les grandes dames de la musique africaine unissent leurs voix pour faire bouger le monde, et changer l’Afrique ! Découverte d’un phénomène musical et politique en trois points forts.


1. Le premier supergroupe ouest-africain

Collectif à géométrie variable, les Amazones d’Afrique rassemble sous l’étendard féministe les plus grandes musiciennes d’Afrique de l’Ouest, sans distinction d’âge, de style musical ou de notoriété. Le jazz planétaire d’Angélique Kidjo, les refrains blues de Mariam Doumbia, les incantations rap créoles de la nigériane Nneka ou les grooves à découvrir de divas du futur : dix voix très actuelles composent cette tribu qui pioche ses origines entre Bénin, Gabon, Mali et Nigeria.

Pour Total Jazz, un détachement exceptionnel de cinq Amazones fait le déplacement sous les étoiles. Elles sont emmenées par deux légendes maliennes : l’immense Kandia Kouyaté, griotte surnommée « La Dangereuse », et l’une des très rares joueuses de kora reconnues au Mali ; et Mamani Keita, pionnière des fusions électro-mandingues et auteure sur le label français NO Format ! de deux disques merveilleux, Yelema et Gagner l’Argent Français.

2. Un premier album tout neuf

Le premier album des Amazones d’Afrique est sorti le 10 mars sur le prestigieux label Real World Records de Peter Gabriel. République Amazone est un disque qui carbure au funk, au blues, au dub, et sur lequel les rythmes anciens se mélangent aux sonorités actuelles. Immédiatement salué par la critique, ce disque héroïque, à la fois profondément africain et ouvert sur le monde, est un irrésistible manifeste.

3. Un combat réel pour l’émancipation des femmes

Fondé en 2015 à l’occasion d’un concert au festival marseillais La Fiesta des Suds, le collectif Les Amazones d’Afrique s’est immédiatement défini comme une coalition de combat. L’objectif : gagner la lutte pour l’égalité des sexes en Afrique. Musiciennes reconnues, elles incarnent une liberté artistique conquérante et font tomber les barrières qui contraignent encore les ambitions féminines sur le continent noir. Déterminées, elles transforment la scène en tribune politique et chantent fièrement l’égalité. Généreuses enfin, les Amazones s’engagent sur le terrain. Les gains générés par le premier extrait de leur album, I Play The Kora, serviront ainsi à financer la Fondation Panzi du Docteur Mukwege, surnommé « L’homme qui répare les femmes ». Installé dans la région du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, ce chirurgien gynécologue et sa fondation ont soigné près de 80 000 femmes en Afrique, dont près de 50 000 victimes de violences sexuelles ou d’excision.

Durée : 1h30

Distribution

Voix Mamani Keita, Rokia Koné, Kandia Kouyaté
Chœurs Pamela Badjogo, Mariam Koné
Batterie Mouneissa Tandina
Guitare Mamadou Diakite
Basse Patrick Ruffino, Liam Farell
Orgue Llorens Barcelo
Avec la participation de Choral’Iles


Présentation extrait du programme Total Jazz 2017

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