Festival

Les Electropicales 2018 - Jour 4/4

Galerie Médias

10 ans à agiter la scène electro de l’Océan Indien, réunir des artistes réunionnais et internationaux. 10 ans d’émotions, de rencontres et de projets révélés... Du 2 au 5 mai, les Electropicales reviennent donc pour une 10ème édition. On vous 10 tout !


La cloture de cette édition #10 est placée entre les doigts d’orfèvres du très légendaire Carl Craig. Sur l’autre scène, l’Afrique du Sud nous présente son nouveau visage musical, encore une longueur d’avance en mode hyper urbain… Une nuit mythique en prévision…


20H00 - 22H00 | Silent Green Room : PARIS LETARD | Réunion

Platiniste et programmateur musical originaire de Nantes, Paris Letard a découvert la musique electronique dans les années 2000 avec cette célèbre tendance qu’on appelle la French Touch ! Dans ce genre musical, il a pu retrouvé toutes les consonances disco, pop et house 90’s qu’il a pu écouté enfant.

C’est ainsi qu’il a développé DECADISCO, un concept qui se situe au croisement du rock, de la pop, de la house et de la nu-disco. DECADISCO consiste à faire découvrir au public, sur une soirée, seul ou avec d’autres artistes (locaux et intrenationnaux), des sonorités de multiples styles et remontant jusqu’au années 70’s, qui se rejoindront aux origines de la Disco et à son esprit festif.


20H30 - 00H00 | Palaxa : SO WATTS | La Réunion

Les « sales types », c’est eux. Agitateurs de dance floor, mouvement assumé du Twerk à la Réunion, passeurs d’énergie, capable de regrouper des scènes à 600 personnes déchainées. On leur devait l’édition #10 tellement notre histoire se recoupe, leurs artistes, qu’on peut retrouver sur Electropicales Booking, mais pas seulement. Sans complexes, ils seront à l’aise sur la scène du Palaxa avant de croiser peut être le fer avec les insatiables GQOM OH !.

Arangeant le public, ils déglinguent les scènes, les techniciens de plateaux sont prévenus…

Mais comme cette scène leur ressemble !!! En tous points…


00H00 - 04H00 | Palaxa : GQOM OH ! | Afrique du Sud

Kwaito, Bacardi House, Afro Tribale n’ont plus de secrets pour vous. Depuis la venue de Dj Spoko et de Stab Virus, vous êtes accro à la scène Sud Af. Avec GQOM OH !, prononcer GOME, vous entrez dans une autre dimension, celle de Kids venus de Durban qui déclenchent une vague mondial d’intérêts avec des sons fous furieux. Le GQOM, tambour en Zulu, est alimenté en permanence de sons produits à partir de synthés récupérés, de vieux ordinateurs, de téléphone obsolètes pour arriver à créer des basses lourdes et des rythmiques saccadées. En somme une nouvelle variante de la House ré interprétées par les Kids de Durban.


20H30 - 22H30 | Fanal : ALEXE LAN K | La Réunion

Depuis plus de 10 ans, cette figure de la techno à La Réunion promène son éclectisme musical de teufs sauvages en soirées clubbing, de défilés de mode en couchers de soleil les pieds dans le sable. En recherche permanente d’un groove efficacement mixé, Lan-K devrait logiquement faire sautiller la Cité des Arts avec un set inspiré et dédié spécialement pour l’occasion. Discrète et pudique, à la ville comme à la scène, mais omniprésente parmi les artistes réunionnais qui comptent. Son nom revient souvent dans les conversations et c’est tout naturellement que la nuit devait s’ouvrir avec ses mix d’une grande finesse à la sélection irréprochable. Lank, c’est l’élégance naturelle.


22H30 - 00H30 | Fanal : FOURMI ROUZ | Maurice

Avec son dernier projet « Fourmï Rouz » aux influences multi ethniques propres à son Ile d’origine, Logeshen Moorgan explore les musiques d’Afrique, avec un accent mis sur les percussions et chants tribaux. Artiste poreux et bienveillant à toutes les cultures musicales, il se laisse aisément imprégner par ses apprentissages et le projet s’en ressent fortement puisque « Fourmi Rouz » est salué par Trax, et Ninja Tune lui offre une mixtape dédiée. Une tournée en Europe et en Inde suffiront à faire de lui un artiste Océan Indien à part entière, dont la consécration se fera aux Trans Musicales de Rennes 2017. Assurément un artiste de la scène mauricienne qui monte, qui monte, qui monte… et qui pique notre curiosité.


00H30 - 02H00 | Fanal : LEO POL | France

Mais qui est donc cet artiste qui agite les nuits parisiennes ? Un jeune talent très prometteur tout simplement ! Leo Pol fait parti des protégés de l’ultra sélect scène des résidents de CONCRETE. Une nuit au Rex dont il ne se remettra pas, et un bac flouté au passage par une nuit vaporeuse l’emmène au dancefloor. Après une carrière d’avocat avortée, et nous l’en remercions, il découvre les machines, avec une passion certaine du genre « Macki made in USA crado avec des pre-amp qui envoient du souffle ». C’est donc un créateur producteur hyper talentueux que nous accueillons à La Réunion, influences disco et house.


02H00 - 04H00 | Fanal : CARL CRAIG | Etats Unis

Artiste influent de la Motor City, communément appelée l’école de la Techno de Detroit, celle des Jeff Mills, Derrick May, Juan Atkins, Kevin Saunderson. Carl Craig sort en 1995 l’album « The Sound Of Music » sous le pseudonyme 69, considéré comme l’un des meilleurs album de la Techno dite de Détroit, classé par le web magazine FACT comme l’un des cent meilleurs albums des années 90.

Carl Craig a sorti son premier titre en 1989 sur une compilation de Virgin UK, suivis deux singles sur des labels dirigés par son premier collaborateur, Derrick May. Après une série de sorties ambitieuses pour son label Retroactive en copropriété, Craig lance en 1991 son label Planet E, avec l’époustouflant EP « 4 Jazz Funk Classics », sous son alias 69. Planet E a eu 20 ans en 2011 et Craig a fêté l’anniversaire du label en emmenant Planet-E et ses artistes et collaborateurs en tournée mondiale pour la première fois dans l’histoire du label. En plus de cela, Planet E a invité des amis du label (dont Luciano, Kirk Degiorgio, Loco Dice et bien d’autres) à choisir leur titre Planet E préféré pour le remixer et le rééditer. Reflétant une année remplie d’événements et de sorties, Craig admet volontiers que quand il a commencé le label, il espérait que « cela durerait pour toujours. » Il cite la liberté artistique comme le point culminant de la gestion du label et ajoute :

« Ce n’était jamais une lutte pour que l’étiquette soit un débouché pour ma musique ou celle d’autres personnes. C’était toujours une lutte pour rester en affaires, en fait une guerre pour rester en affaires. »

Si l’on se penche maintenant sur les premières sorties de Carl Craig de 1989 à 1992, on peut voir à quel point la variété sauvage de sa musique ancienne a jeté les bases de sa carrière. Il a eu la chance de servir d’inspiration et d’influence à d’innombrables artistes de la scène musicale électronique underground, ainsi qu’à des groupes comme Caribou, Underworld, Hot Chip et LCD Soundsystem.

Depuis près de 4 ans, il fait le tour du monde avec son projet « Détroit Love » avec son ami Derrick May, accueillant dans ce club itinérant les artistes rencontrés au cours de voyages ou originaires de Détroit, mais pas seulement. Les collaborations pouvant avoir du sens et donner lieu à programmation. Dernièrement, le projet « Versus » signé sur le label Infiné Music nous livre sous la forme d’un album incroyablement léché une collaboration entre musique électronique et « néo » classique que beaucoup auront tentés sans pouvoir atteindre ce niveau de production. Il réunit Carl Craig, Francesco Tristano, pianiste, et l’orchestre symphonique Les Siècles, sous la direction de François-Xavier Roth.

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