Musique
L’horloge tourne
Mickaël Miro
Le jeune chanteur français beau gosse du moment lance sa tournée 2012 à La Réunion, avant de passer à L’Olympia.
La jolie gueule ciselée, la veste en jean élimée juste comme il faut, la tignasse noire en pagaille, la joue couverte d’un duvet savamment négligé et, surtout, la guitare sèche en bandoulière : Mickael Miro rappelle un peu le Jean-Jacques Goldman de la période Je reste seul - ah, la belle époque des variétés !
C’est d’ailleurs dans cette veine pop franchouille dont JJG fut l’artisan majeur que s’inscrit son premier album, Juste comme ça (2011), largement diffusé sur les ondes et rapidement disque de platine. Auteur-compositeur, ce nouveau fleuron de la chanson-française-qui-se-vend-bien suit donc la voie royale empruntée récemment par Grégoire, avec un répertoire fondé sur des ritournelles entraînantes et efficaces qu’on peut apprendre par coeur et chanter sous la douche sans risquer l’anévrisme. En témoigne son single phare, L’horloge tourne, dont la moitié des paroles consiste en la répétition de trois onomatopées :
"Dam dam déo oh oh oh, dam dam déo oh oh oh oh."
Arrêtons là l’analyse littéraire des œuvres d’un jeune homme qui dit vouloir "chanter haut et fort son amour pour les mots", car le dénuement de ses textes, dont le style se distingue par la répétition de phrases et d’idées simples, n’est pas son principal atout. Ce qu’il sait faire, en revanche, c’est créer ces petits airs entêtants dont on se souvient tout de suite, et qui font l’essence des tubes. Avec sa voix volontiers haut-perchée, il chasse son public sur les terres fertiles déjà arpentées par les grands sentimentaux du répertoire contemporain, les Calogero, les Obispo ou les Christophe Mae. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs s’il a commencé par faire leurs premières parties, avant de lancer son album l’année dernière.
Désormais en haut de l’affiche et en tête des charts, Mickael Miro fera l’Olympia en mai prochain, mais avant ça, il sera à La Ravine Saint-Leu le 11 février.

