Musique

Mozart, 40ème symphonique en sol mineur et Symphonie concertante pour violon et alto

Le Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) présente : Mozart, 40ème symphonique en sol mineur et Symphonie concertante pour violon et alto.

"La musique de la seconde moitié du 18ème siècle représente l’archétype de ce qu’on appelle couramment la « musique classique ».

En effet si on veut trouver le « classicisme » sur l’échelle chronologique, il faut aller chercher quelque-part entre la mort de Bach (1750) et les dernières années de Beethoven (à partir de 1815).

Elle est donc très courte, cette période (à peine plus de 50 ans) qui a légué son nom comme une sorte de « générique » à six ou sept siècles de croisements, de mélanges, de métissages de styles et de langages.

Un nom « générique » un peu réducteur, donc, au regard de la frise chronologique, mais réducteur également sur le plan sémantique…

L’idée de « classique » véhicule un « je ne sais quoi », de convenu, d’entendu…

Un objet sans aspérités, voire sans surprises…

Une idée bien relayée par « l’iconographie officielle » de Mozart, qui nous donne à voir un petit enfant sage et surdoué sautant des genoux des Reines et Princesses d’Europe jusqu’au tabouret du clavecin pour étonner tout le monde avec l’interprétation de ses propres compositions sous l’œil humide d’un papa-agent-d’artiste fier et prospère…

Et si Mozart pouvait être bien autre-chose ?

Quelque-chose de tout sauf convenu, de jamais entendu, plein d’aspérités, quelque-chose qui ferait alterner douceur et contemplation avec violence, révolte et engagement…

C’est d’ailleurs en substance ce que nous dit Winkler, dans son Hommage à Mozart : Et si nous écoutions Mozart autrement ?… Et pour le donner à écouter autrement… Il faut le jouer autrement…

L’Orchestre de la Région Réunion nous habituerait-il depuis quelque temps à « revisiter » régulièrement les « tubes » d’une musique que l’on nomme un peu vite « Classique »  ?… À dépoussiérer les highlights des salles de concerts ?…

Il y a deux saisons, c’était la 5ème de Beethoven qui prenait un coup de jeune…

Décoiffante, la lecture de Gilles Apap des Quatre saisons de Vivaldi La saison dernière ?… C’est peu dire…

Et cette fois-ci, la 40ème de Mozart…

À propos de Mozart ; vous avez dit… Classique ?…

Venez vérifier…"

Laurent Goossaert (Chef d’orchestre associé à la saison de l’Orchestre de la Région Réunion).