Théâtre

La figure du révolté

Notre Dame d’Haïti

Comment on réinvente le monde ? Qu’est-ce que cette société qui produit partout des petites révolutions ?

Qu’est-ce qui nous donne envie d’agir ou de rester assis à coté du monde ? Qu’est-ce qu’espérer dans nos vies d’aujourd’hui ? Transformer les « règles contre le pessimisme » de Cioran en questions à poser : pour vaincre le pessimisme on se crée un paysage intérieur ? Un paysage ? Un pays ? On attache ses pensées à l’espace ? Comme point de départ il y a ce motif de la révolution, du changer le monde, du « rêver le monde » et comme matériau : des articles de journaux, des bouts de textes, des poèmes, des photos, des interviews, les corps et engagements d’acteurs et la parole des gens, la récolte de récits de vie, des recherches pour éveiller nos imaginaires. Une envie de raconter des histoires autrement et de façon moins tranquille, moins confortable avec l’envie très naïve de renverser le monde. Un spectacle comme un carnet de voyage : collages, grattages, interviews, écriture, articles, poèmes, paroles, vidéo, sons, jeu, lecture, etc…

Pour sa dernière création au Théâtre du Grand Marché, Lolita Monga interroge le monde dans sa grande mutation en cours. Il n’est pas question de définir un Nouvel Ordre, mais avant tout, d’une manière aussi sensible que rationnelle, de se pencher sur la figure du révolté, ou tout du moins de celui qui se dresse, qui questionne, qui réplique, qui oppose et propose, quelle que soit sa nationalité et sa réalité. Haïti, Notre-Dame des Landes, même combat ?

Distribution

ÉCRITURE
Lolita Monga
VIDÉO/PHOTO
Laurent Zitte
COLLABORATION ARTISTIQUE
Lionel Pannetier
JEU
Olivier Corista, Judith Profil, Laurent Robert (distribution en cours)
LUMIÈRES
Valérie Foury
PRODUCTION
Centre dramatique de l’océan Indien