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Quand le fœtus boit : conséquences scolaires et judiciaires

QUAND LE FŒTUS BOIT : CONSÉQUENCES SCOLAIRES ET JUDICIAIRES Le syndrome d’alcoolisation fœtale, malgré des milliers de publications scientifiques depuis cinquante ans et de faits divers depuis toujours, ce n’est encore qu’un tout petit pictogramme sur les bouteilles de boissons alcoolisées.

Pourtant, comme ce syndrome altère les fonctions cognitives et comportementales, il a forcément des répercussions scolaires et judiciaires, mais celles-ci demeurent négligées, malgré de nombreux efforts d’information auprès des institutions de l’État, des associations, des médecins, des enseignants, des magistrats et de la presse.

Pourtant, comme cette infirmité est fréquente, son évocation dans les retards scolaires et dans les affaires judiciaires devrait aussi être fréquente, mais ce n’est pas encore le cas en France.

Car la France, historiquement à la tête des conquêtes humanistes, est distancée sur le sujet par les pays anglo-saxons et particulièrement par le Canada où les instances judiciaires ont entrepris de s’adapter à cette infirmité comportementale provoquée par un agent tératogène.

Impliqué depuis de nombreuses années dans le diagnostic, le dépistage, le traitement et la prévention de la fœtopathie alcoolique à la Réunion, à l’heure où l’on projette enfin la création d’un Centre de Ressources, je suis très heureux de répondre à la proposition d’exposer ce grave problème social aux Amis de l’Université afin que non seulement ils perfectionnent leur culture, mais aussi qu’ils assurent leur rôle de relais d’opinion.

A. Fourmaintraux