Musique

1ère partie : TIM

Saul Williams

Galerie Médias

Saul Williams

Zoom By l’Azenda

MartyrLoserKing vient de taguer son pseudonyme sur la pelouse de la Maison Blanche à l’aide d’un drone. Il travaille dans un camp de déchets électroniques au Burundi, en Afrique centrale, voisin du plus connu Rwanda, et réassemble du matériel informatique, comme nos vieilles tours PC Dell et Sidekick IIs. La Homeland Security, la NSA et la CIA tracent son signal à un endroit qui ne figure pas sur la carte, et il fait monter niveau d’alerte en piratant la NASA juste pour montrer qu’il en est capable.

C’est du moins ce que Saul Williams vous dira si vous l’interrogez sur son prochain album et l’histoire qu’il a inspiré. Écrit et enregistré entre le Sénégal, la Réunion, Paris, Haïti, la Nouvelle - Orléans et New York, MartyrLoserKing est un projet multimédia qui engage le dialogue numérique entre les pays développés et le tiers monde grâce au son global de la rue. « Au Sénégal, on achète des iPhones pour 20$ et des Beats pour 10$, car le pays reçoittout l’afflux de la Chine, sans régulation », explique Williams. « Tout le monde est connecté. Tout le monde est high-tech ». Il cite Beyoncé, Fredo Santana et des enregistrements de terrain haïtiens comme autant d’inspirations musicales pour son 6ème album auto-produit, combinant hi-hats et mbira pour un son nuancé, tout à fait original. « Je veux simplement partager ce que je lis et ce que je vois lorsque j’écris. Quand j’écris, c’est la musique qui me guide ».

Williams innove constamment depuis son premier album, Amethyst Rock Star, sorti en 2001 et produit par Rick Rubin. Après avoir acquis une renommée mondiale par sa poésie et ses écrits,Williams a joué dans plus de 30 pays et lu dans plus de 300 universités, avec des invitations allant de la Maison Blanche, l’Opéra de Sydney, le Lincoln Center, Le Louvre, le Getty Center et Queen Elizabeth Hall à d’innombrables villages, cantons, centres communautaires et prisons à travers le monde. Le natif de Newburgh, New York a obtenu une licence de Morehouse et une maîtrise de Tisch, a enregistré avec Nine Inch Nails et Allen Ginsburg, sans compter d’innombrables apparitions au cinéma et à la télévision.

L’annonce de MartyrLoserKing est suivie d’une nouvelle tournée mondiale et de collaborations avec plusieurs artistes, producteurs et écrivains. La sortie de l’album est prévue pour l’été 2015.


TIM

Petit-fils du ségatier réunionnais Maxime Laope, Tim est très vite attiré par la musique et la trompette. Dés l’âge de 10 ans, il est inscrit à l’école municipale de musique et de danse Loulou Pitou où il apprend la trompette classique.

Durant cette période, ces professeurs sont Pierre Badel et Eric Daubin. Un peu plus tard, il découvre le jazz avec Eric Thoave et Henri-Claude Moutou, avec lesquels il se lance dans le milieu musical réunionnais. A l’âge de 20 ans, il commence à accompagner plusieurs groupes et artiste réunionnais ou étrangers et entame une formation à l’École des Musiques Actuelles.

Durant, ces deux années de formation à EMA Réunion, TIM a augmenté son capital artistique. Ceci lui permet aisément de mettre en valeur la musique de son île, le Maloya avec la Soul qui est une de ces influence principale. Il aborde au travers de textes en Créoles Réunionnais et en Anglais, son amour pour son île et sa culture, mais aussi ces histoires de vie et de rencontre. L’importance du mot et de la belle mélodie est un élément important de la musique de TIM.