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Vladimir Cagnolari

Animateur de L’Afrique enchantée sur France Inter, aux côtés de Soro Solo.

Danyèl Waro
Batarsité

Il ya bien d’autres chansons de Danyèl que j’adore. Son hommage à Mandela notamment, ou encore sa plus charnelle Voulvoul. Mais Batarsité correspond à un hymne, celui de la Réunion et de son métissage, dont les enseignements serviraient tant ailleurs dans le monde, à commencer par le reste de la France. Et puis, il y’a bien d’autres enseignements à tirer de l’exemple de cohérence et d’intégrité que Danyèl Waro représente à mes yeux.

Ousanousava
Zamal

C’est en venant à plusieurs reprises sur l’île que j’ai découvert Ousanousava, et l’impact des chansons de ce groupe. La famille Joron dans son entier a du génie, et le fait d’avoir pu reprendre cette chanson avec Bernard sur la scène du Teat était un cadeau pour moi. Le sens de la chanson aussi, qu’il a bien voulu me traduire en français, avec des couleurs poétiques qui ne trahissaient pas la langue d’origine.

Zanmari Baré
Mayok flèr

Une autre révélation pour moi (il faut dire que les talents ne manquent pas à la Réunion !). Cette chanson, issue de l’album éponyme, est une merveille. Elle a le dangereux pouvoir de me faire pleurer, tout en ayant le sourire devant tant de beauté. La kora de Sami Pageaux-Waro accompagne à merveille la voix de Zanmari Baré…. bref, je m’arrête là pour ne pas verser ma larme sur le clavier de l’ordinateur.

Alain Peters
Ti pas, ti pas n'arriver

Je n’en finis pas de redécouvrir Peters. Et en particulier, la manière si personnelle qu’il avait de mettre en évidence, et en valeur, les héritages réunionnais. Il y a dans ce morceau des parfums d’Inde, et une basse qui rappelle celle des Gnawas du Maroc. Bref, de quoi planer, comme sa voix qui survole la chanson avec légèreté.

Davy Sicard
Au nom de mes pères

Voilà une des chansons, qui, sortie en 2006 (si ma mémoire est bonne), tombait à point nommé dans les débats sur le passé colonial de la France ( c »était aussi l’époque du film Indigènes, qui posait la question du traitement ingrat réservé aux tirailleurs, spahis, et autres goumiers, qui versèrent leur sang pour la France et pour sa devise « Liberté, égalité, fraternité »). La chanson de Davy Sicard posait et pose encore la question du reniement de nos idéaux, et des mémoires bafouées qui pourtant rassemblées constitueraient une histoire inclusive notre pays. J’ai eu la chance de tomber sur la chanson pour la première fois en live, sur la scène d’Harare, au Zimbabwe, où Davy Sicard était invité.

Nathalie Natiembé
Tangaz pa tro for

J’aime cette chanson d’où s’échappent des rayons de soleil nostalgique. C’est une des couleurs de la large palette Natiembé, chanteuse dont je connaissais les disques mais dont je n’ai véritablement fait la connaissance que lors de notre dernier séjour à la Réunion. J’aime en elle (outre ses robes incroyables) cette manière d’être elle-même, en chansons comme dans la vie.

Lindigo
Lafrikindmada

L’énergie et l’ambiance festive que Lindigo dégage sur scène est une chose rare. J’aime aussi la quête des sources malgaches de la culture réunionnaise que poursuivent Oliver Araste, sa famille et les amis de son groupe. Le tout, servi par une grande générosité sur scène comme dans la vie – j’ai dégusté à l’occasion d’une interview d’O. Araste un merveilleux rougail saucisses sur feuille banane dont je me souviens encore 😉

Ziskakan
Bato fou

J’ai eu la chance de voir Ziskakan à Grand Bois ou encore du côté de la Chaloupe et Bato fou, dont les paroles ont certes été écrites par Axel Gauvin, a été magnifiquement mis en musique et incarnée par Gilbert Pounia et ses comparses. C’est aussi auprès de Gilbert Pounia que j’ai pu apprendre, dans les ruines de l’usine sucrière de Grand Bois, certains des épisodes de l’histoire réunionnaise, l’engagisme, le Bumidom, et ce que représentait Ziskakan.

Christine Salem
Alouwé

J’aime la puissance de ce maloya,  comme j’aime l’énergie, la rage et les passions de Christine Salem, qui explosent dans ses disques et sur scène. J’attends avec impatience son nouvel album.

Luc Donat
Blanche et noir

Je connais moins bien le séga, mais le double disque où le label Takamba (merci Alain Courbis) a réuni certaines de ses oeuvres m’a permis de découvrir Luc Donat. Cette chanson, que nous avons reprise au Teat avec l’orchestre les Mercenaires de l’ambiance, chantée par Danyèl Waro et Nathalie Natiembé, est aussi bourrée d’humour qui fait du bien en ces temps de crispations identitaires.


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