Activité

Sentier sous-marin

Chenilles ouvrières

Quand j’ai entendu pour la première fois parler de sentier sous-marin, je me suis demandé si je devais emporter mes chaussures de rando et un sac à dos.

"Palmes, masque, tuba" a rectifié mon contact au téléphone, sérieusement. Ce jour-là j’accompagnais un groupe de scolaires, des 4èmes venus de Saint-Benoit. C’est Teva la ravissante qui nous encadrait tandis que son collègue Guillaume tenait le stand d’information sur la plage. Et nous voilà lancés, sous un beau soleil, dans la fraîcheur australe des eaux du lagon, en quête de coraux et poissons. C’est ainsi qu’on apprend que les patates ont une croissance d’un centimètre par an, que certains poissons peuvent devenir agressifs si on les titille trop, et que les boudins – dites chenilles Galabert – qu’on se lançait dessus étant marmaille sont les nettoyeurs sans qui le fond sableux serait recouvert de 10 cm de vase.

Suivant un parcours balisé, se rapportant au besoin à des fiches étanches, notre exploratrice sous-marine nous fait partager sa passion pour ce milieu à l’équilibre précaire. « Le lagon est un milieu très fragile. La pollution, le piétinement, ainsi que le réchauffement climatique détruisent le corail, sans lequel il n’y aurait pas de plages de sable blanc à la Réunion ». De fait, le récif corallien réunionnais n’occupe que 14 km2 – dont 12 dans la Réserve Marine – quand celui de Maurice par exemple s’étend, lui, sur 250 km2. Avec environ 170 espèces de corail et 3600 espèces végétales et animales, les eaux réunionnaises offrent tout de même un ravissant spectacle, qu’il appartient à chacun de préserver en ajustant son comportement.

RÉSERVE NATURELLE MARINE DE LA RÉUNION
Prix : gratuit - Durée : 1 heure
02 62 34 64 44 - www.reservemarinereunion.com